Aucune éclosion dans les hôpitaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le temps des Fêtes n’a pas été aussi difficile dans les urgences de la région que dans celles d’autres régions de la province. Aucune éclosion de gastro ou de grippe n’a été enregistrée dans l’ensemble du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« On ne dénote aucune éclosion dans nos institutions. Les virus circulent dans la région, mais ni les hôpitaux ni les centres d’hébergement ne sont touchés pour le moment », affirme Amélie Gourde, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le taux d’occupation des 104 civières réparties dans les six urgences de la région demeure relativement stable à 70 % en moyenne. Toutefois, le nombre de visites est assez élevé.

« Le taux d’occupation ne tient pas compte de la clientèle ambulatoire qui retourne à la maison après avoir vu le médecin. On parle d’un fort achalandage quand on enregistre 500 visites en une journée pour l’ensemble des urgences. Le 3 janvier, la journée la plus occupée, il y a eu 612 visites dans les six urgences », ajoute Mme Gourde.

La porte-parole rappelle qu’il est recommandé de communiquer avec le 811 ou de tenter d’obtenir un rendez-vous avec son médecin de famille avant de se présenter à l’urgence.

Trois cliniques d’hiver ont également été ouvertes à Roberval, Saint-Prime et Saint-Félicien. Des consultations médicales additionnelles sont ainsi disponibles grâce à l’ajout d’heures d’ouverture ou de personnel à l’horaire régulier. « Les cliniques sont ouvertes de décembre à mars. Les gens peuvent consulter pour des symptômes d’allure grippale et de gastro, ou d’autres problèmes non urgents. L’initiative du gouvernement vise à désengorger les urgences », explique Amélie Gourde.

IRM de nuit

Depuis le début du mois d’octobre, des examens de nuit en imagerie par résonance magnétique (IRM) sont offerts aux patients à l’hôpital de Chicoutimi. Depuis le début de l’exercice, 185 patients ont pu passer leur examen à des heures non conventionnelles.

« On offre la possibilité aux gens de le faire. Ils ne sont pas obligés de l’accepter », souligne Amélie Gourde, ajoutant que cela nécessite seulement la présence d’un technologue en radiologie.

La porte-parole du CIUSSS assure que le taux d’assiduité aux rendez-vous de nuit atteint 95 %, ce qui est similaire au taux d’assiduité de jour et de soir.

Quant à la liste d’attente, elle demeure longue. « La liste diminue, mais il y a toujours de nouvelles personnes sur la liste. Ça demeure assez stable. On attend l’arrivée d’un troisième appareil dans les prochaines années pour désengorger. »

En septembre, l’implantation d’un deuxième appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) à l’hôpital de Chicoutimi, un troisième pour la région, a été annoncée. Le nouvel appareil devrait être en fonction d’ici deux ans.