Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre le policier pris avec de la marijuana dans sa boîte à lunch au quartier général de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

Aucune accusation contre le policier

Le directeur des poursuites criminelles et pénales de Québec (DPCP) ne déposera aucune accusation criminelle contre le policier temporaire de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), soupçonné d'avoir eu de la marijuana en sa possession au quartier général de la police.
Porte-parole du DPCP, Me Jean-Pascal Boucher a confirmé l'information qui circulait depuis mercredi.
Au cours des dernières semaines, un procureur du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales a eu l'occasion d'étudier le dossier qui lui avait été remis à la suite d'une enquête réalisée à l'intérieur du quartier général de la police de Saguenay.
Les éléments de preuve démontraient que des stupéfiants avaient été retrouvés dans la boîte à lunch d'un agent.
Le porte-parole de la Couronne de Québec a indiqué que la preuve était insuffisante et qu'il ne pouvait donc pas porter d'accusations.
«Étant donné qu'il y a eu une intervention publique de la direction du service de police, nous confirmons effectivement qu'à la suite de l'analyse effectuée, il a été convenu de ne pas porter de plainte dans cette affaire», indique Me Boucher.
«Pour nous, la conclusion est formelle et le dossier est clos en ce qui nous concerne», précise le porte-parole du DPCP de Québec.
Malgré tout, le policier temporaire pourrait devoir faire face au comité de discipline de la Sécurité publique de Saguenay. Il n'a pas été possible de savoir si des mesures disciplinaires avaient été prises contre l'agent ni la nature de celles-ci, si tel était le cas.
Il faut rappeler que le patrouilleur avait communiqué avec des collègues pour leur demander de placer sa boîte à lunch au réfrigérateur. L'agent a donc ouvert le sac afin de s'assurer qu'il prenait le bon. C'est là qu'il a aperçu le cannabis. Il aurait immédiatement avisé ses supérieurs qui ont attendu le retour du policier pour en savoir davantage sur cette affaire.
Sbegin@lequotidien.com