Au tour de Josée Néron d'appuyer le Publisac

La mairesse de Saguenay Josée Néron va contribuer activement à saisir ses collègues des grandes villes de la région de Montréal à l’importance du Publisac dans l’économie de tout le Québec et surtout comme produit qui permet de compléter les cycles d’utilisation dans les industries du bois et du plastique.

Au cours d’une entrevue qu’elle accordait au Quotidien mardi, la mairesse de Saguenay a salué le travail de collaboration avec ses collègues du Lac-Saint-Jean pour entreprendre la défense du Publisac en raison de l’importance de ce produit pour l’économie de plusieurs régions. D’entrée de jeu, elle soutient qu’il est totalement faux de prétendre que le Publisac constitue un produit néfaste pour l’environnement.

« Au contraire, le papier qui est utilisé pour l’impression des circulaires et autres documents dans le Publisac est fabriqué à partir des copeaux de bois. Est-ce que l’on doit faire comme autrefois et tout bonnement brûler les copeaux au lieu de les utiliser comme on le fait en ce moment ? », croit la mairesse.

La grande région de Montréal représente pas moins de 50 % du marché québécois du Publisac. Josée Néron n’hésitera pas à sensibiliser les maires de cette grande région afin de s’assurer que les villes prennent des décisions à partir de raisons valables et non selon des perceptions.

« Même le sac de plastique, qui est biodégradable, est fabriqué à partir d’éléments recyclés. Si nous ne recyclons pas le plastique, qu’est-ce que nous allons faire avec ? C’est vraiment un produit qui est dans une économie circulaire et c’est ce que l’on doit expliquer », précise la mairesse de Saguenay.

La veille, le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, avait invité le gouvernement du Québec à agir avec prudence dans ce dossier en invitant les municipalités à éviter des gestes précipités.

Les élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean font ainsi front commun afin de défendre des emplois dans les usines de Kénogami, Dolbeau et Alma, ainsi que tout le secteur de la récolte forestière. Ils rappellent que la grande région de Montréal bénéficie grandement de l’industrie forestière.

Les études économiques confirment que cette industrie génère un peu plus de 5000 emplois directs dans la région de Montréal avec la présence des sièges sociaux d’entreprises et d’usines de transformation.