Quelques patrouilleurs de la Sécurité publique de Saguenay ont quitté leur poste quelques minutes, dimanche, le temps d'une photo. On peut ici voir les agents Marie-Ève Gilbert, Alexandre Brassard, la répartitrice Nadine Therrien, Samuel Lamontagne, Julien Tremblay, Keven Tremblay, Jean-François Beaudoin et le lieutenant-responsable Jean-François Imbeault.

Au boulot, même le 25 décembre!

Ils nous soignent. Ils nous transportent. Ils veillent sur notre sécurité. Ils nous vendent aussi des produits à la dernière minute, ou font rouler les usines au minimum... Mine de rien, les travailleurs fidèles au poste le jour de Noël sont plus nombreux qu'on pourrait le penser.
Le devoir n'arrête jamais
Le temps des Fêtes est synonyme de réjouissances pour plusieurs, mais pas pour tout le monde. Du moins, sûrement pas chez les familles où les policiers de la Sécurité publique de Saguenay ont dû intervenir au cours de la nuit de samedi à dimanche et durant la journée de Noël.
«Il y a toujours des gens en détresse, lance le lieutenant responsable Jean-François Imbeault. Notre premier appel du matin, c'était un jeune de 19 ans qui avait essayé de se suicider. Il y a eu deux arrestations durant la nuit, une chicane avec de la violence conjugale et un homme qui a frappé sa grand-mère au visage, les deux étaient sous l'influence de l'alcool. La vie continue. On aimerait que tout le monde soit heureux à Noël, mais ce n'est pas le cas.»
Bref, une journée comme les autres pour les policiers. «C'est le même type d'appels qu'on reçoit à longueur d'année», assure le patrouilleur Samuel Lamontagne. Ça n'empêche pas l'équipe, en moyenne un peu plus jeune, de se commander un buffet pour avoir un souper plus festif ou d'apporter des desserts faits maison. Les policiers ont aussi appris à célébrer différemment avec leur famille.
«On s'est habitués à cette réalité. Au lieu de se réunir à une date conventionnelle, on fait ça le 27 décembre», donne en exemple l'agent Lamontagne.
Le meilleur temps de l'année
Pour les propriétaires du service de taxi Jean-Marc Bélisle et Isabelle Landry à Dolbeau-Mistassini, impossible de quitter la ville pour visiter la parenté en cette période de l'année. Il s'agit de leur plus gros chiffre d'affaires. Par contre, le couple et ses cinq enfants ont su adapter les festivités à leur entreprise familiale, où les plus vieux sont aussi impliqués.
«Je travaillais de nuit, et ma femme de jour. On a déballé les cadeaux ce matin. Quand quelqu'un devait répondre à un appel, on prenait une pause et on l'attendait», répond tout simplement M. Bélisle.
Étant donné que les restaurants sont fermés, l'habituel déjeuner des chauffeurs de taxi se fait plutôt au domicile des patrons. «Tout le monde se rassemble. C'est comme recevoir la famille!»
Le calme avant la tempête
À l'hôpital de Chicoutimi, l'urgence semblait plus calme en ce 25 décembre.
«C'est vrai que c'est plus tranquille aujourd'hui, mais ce n'est pas comme ça tous les jours de Noël. On dirait qu'on a eu un cadeau cette année!», commente l'infirmière Véronique. Ses collègues et elle, tout de même pressées, ont préféré ne pas donner leur nom de famille.
Avec les coupes décriées dans le système de santé en 2016 et les tâches qui s'alourdissent, Le Quotidien n'a pas voulu les déranger trop longtemps.
Frénésie
De la tranquillité, difficile d'en trouver par contre dans les dépanneurs. Comme les épiceries sont fermées, les clients étaient plus nombreux à faire la file à la caisse dans ce type de commerce.
«C'est un gros rush. Notre section de microbrasserie est bien populaire, les gens font des paquets cadeaux. C'est stressant, mais c'est plus plaisant en journée comme nous sommes deux à travailler», confie la commis Marie-Andrée Pedneault, du Dépanneur du coin sur le boulevard Saguenay à Jonquière.