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Parc national du Fjord-du-Saguenay.
Parc national du Fjord-du-Saguenay.

Atteinte des 17% d’aires protégées: il était « minuit moins une »

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) se réjouit de l’atteinte des 17 % d’aires protégées sur le territoire du Québec, telle que promise par le gouvernement du Québec. Elle souligne toutefois qu’il était « minuit moins une » pour franchir ce seuil et qu’il y a du « rattrapage » à faire.

SNAP Québec pointe vers de nombreuses occasions manquées dans le sud du Québec, comme les projets écartés dans les secteurs de la rivière Péribonka et du lac Kénogami, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi qu’au Mont-Kaaikop dans les Laurentides. Ou encore celui de la rivière Magpie, « grande oubliée des annonces d’aujourd’hui ».

La Société encourage donc le gouvernement à effectuer un rattrapage d’ici la fin de son mandat en créant des aires protégées en forêt publique et en atteignant une cible de 22 % d’ici 2022.

Elle salue cependant la création d’une aire protégée dans les monts Chic-Chocs au Bas-Saint-Laurent, tout comme les 39 000 kilomètres carrés supplémentaires qui seront protégés sur le territoire d’Eeyou Istchee, fruit d’une large consultation menée auprès des communautés locales, en particulier auprès des chasseurs et des trappeurs cris.

« La région ayant été affectée par les activités hydro-électriques, minières et la foresterie, un tel réseau d’aires protégées permettra la conservation de territoires utilisés depuis les temps immémoriaux par les Cris. La protection de ces sites contribuera à assurer la pérennité du mode de vie traditionnel cri, en protégeant l’habitat d’espèces clés pour les Cris, telles que le castor, l’ours noir ou la martre d’Amérique », explique Véronique Bussières, responsable de la conservation bioculturelle chez SNAP Québec.

De son côté, Nature Québec estime que le respect du gouvernement de François Legault de son engagement de conserver 17% du territoire sous forme d’aires protégées est un « cadeau en avance aux générations futures et à l’ensemble des Québécois et Québécoises ».

La directrice générale, Alice-Anne Simard, soutient qu’un nouvel objectif de protection devra être déterminé en fonction de la cible internationale qui sera établie dans les prochains mois par les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique.

« Nous espérons que le Québec continuera à faire preuve de leadership en se fixant l’objectif ambitieux de protéger 30% de son territoire d’ici 2030, affirme-t-elle. Il faudra aussi porter une attention particulière au sud du Québec, où il y a encore peu d’aires protégées alors que c’est là que la pression sur les écosystèmes est la plus forte. »