Blaise Gagnon, enseignant et responsable de la coordination départementale, Hélène Roberge, directrice adjointe aux études et responsable des programmes en Art et technologie des médias et Éric Arsenault, enseignant.

ATM prône l’éducation des jeunes à l’importance d’une information de qualité

Les représentants du Département de techniques de communication dans les médias en Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière souhaitent faire partie de la solution pour conserver une information régionale de qualité. Ils étaient de passage à la Commission de la culture et de l’éducation portant sur l’avenir des médias d’information, vendredi matin, afin d’apporter leur propre piste de solution: l’éducation des jeunes à l’importance d’une information de qualité.

«On veut faire partie des solutions», a affirmé d’emblée Hélène Roberge, directrice adjointe aux études et responsable des programmes en Art et technologie des médias. Cette dernière était accompagnée de Blaise Gagnon, enseignant et responsable de la coordination départementale, et Éric Arsenault, enseignant, afin de déposer un mémoire insistant sur la nécessité que le gouvernement intervienne pour conserver une information régionale de qualité.

«La relève journalistique que nous avons bien l’intention de continuer à former doit avoir la possibilité de travailler dans les régions du Québec comme ailleurs, a affirmé Blaise Gagnon. On parle de l’avenir des médias, mais c’est de l’avenir de nos jeunes dont on parle.»

Les représentants du programme dont une centaine de finissants font leur entrée sur le marché du travail annuellement avaient une piste de solution à proposer, soit l’éducation des jeunes qui consomment gratuitement de l’information via les réseaux sociaux. Ils envisagent de mettre sur pied des ateliers qui permettent d’expliquer aux jeunes tout le travail qui se cache derrière une information de qualité.

«La recherche, les sources fiables, la collecte de faits et de données, l’analyse, la mise en contexte, la rédaction, le travail de coulisses ont un prix. Les gens doivent savoir qu’il y a une valeur à produire une information de qualité, sérieuse, crédible. On veut que les jeunes développent un intérêt pour une information de qualité. À partir du moment où ils comprennent que ce qu’ils ont entre les mains a une valeur, qu’il y a une contribution à faire, je suis convaincu qu’ils seront prêts à embarquer», a témoigné Éric Arsenault, qui estime que des jeunes éduqués sur la question influenceront l’ensemble de la société. «On connaît le pouvoir d’influence qu’ont les jeunes aujourd’hui en matière d’environnement, d’alimentation, de saines habitudes de vie. Ils sont nos plus beaux ambassadeurs. C’est sur eux qu’il faut miser pour renverser la tendance actuelle dans le monde des médias. On veut que vous sachiez qu’on est prêts à embarquer dans le bateau. On veut contribuer à faire de nos jeunes de meilleurs citoyens», a-t-il affirmé en commission. 

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et également enseignant en congé sans solde au programme Art et technologie des médias, a profité de l’occasion pour interroger les intervenants sur l’importance d’obtenir un statut d’école nationale en communication et de préserver l’exclusivité du programme.

Les intervenants ont répondu qu’un tel statut permettrait au programme de préserver sa place et de se développer davantage. 

Depuis 52 ans, plus de 10 000 jeunes de la province et d’ailleurs ont étudié en communication ou en télévision au Cégep de Jonquière.