L’usine de transformation du minerai de Métaux BlackRock doit voir le jour sur la Zone industrialo-portuaire (ZIP) de Grande-Anse.

Assez d’eau pour La Baie et BlackRock

Les deux puits d’alimentation en eau potable de La Baie seraient suffisants pour répondre à la fois aux besoins de la population et à ceux de l’usine de transformation du minerai de Métaux BlackRock qui doit voir le jour sur la Zone industrialo-portuaire (ZIP) de Grande-Anse.

De récentes vérifications auprès du Service du génie de Saguenay ont permis de confirmer que la capacité des deux puits pourrait répondre aux besoins autant de l’industrie que des citoyens, a expliqué le conseiller municipal Raynald Simard, lorsque questionné sur ce dossier par le chef du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), Dominic Gagnon, pendant la période des questions du conseil d’arrondissement de La Baie, mardi en fin d’après-midi.

Dominic Gagnon s’est dit particulièrement inquiet que les citoyens de La Baie soient éventuellement privés d’une eau potable d’une « qualité exceptionnelle », bien que dure, pour alimenter l’usine de Métaux BlackRock en eau de procédé. « L’eau dure, c’est bon pour la santé », a souligné celui qui est également médecin, en citant des études de Santé Canada qui soulignent l’apport bénéfique en calcium et en magnésium de l’eau dure.

« Votre préoccupation est la nôtre aussi, a répondu d’emblée le conseiller Raynald Simard. Parce que nous autres aussi, comme population baieriveraine, on veut la garder, notre eau. »

Il a expliqué que 1400 m3/h peuvent être tirés des puits, selon les autorisations ministérielles actuelles. La consommation en eau potable des quelque 20 000 résidants de La Baie n’a jamais dépassé 700 m3/h, un seuil atteint seulement lors des plus importantes périodes de consommation. La ZIP aurait besoin de 600 m3/h pour répondre aux besoins de l’usine de transformation de Métaux BlackRock, a précisé M. Simard.

« Ça veut dire que même si on fournit l’eau à la ZIP, ça ne nous nuit pas », a-t-il indiqué, en avançant différents scénarios, si les besoins de la ZIP s’avèrent plus importants.

En cas de besoins supplémentaires, une demande pourrait être déposée auprès de Québec afin d’augmenter l’exploitation des deux puits d’alimentation en eau potable de La Baie, situés sur le chemin Saint-Louis et sur le chemin des Chutes. Des puits supplémentaires, à proximité, pourraient également être ajoutés.

Raynald Simard a indiqué que le Service du génie travaillait sur ce dossier, sans garantir que cette option sera celle retenue par Saguenay. « Je voulais valider le potentiel de La Baie en eau potable. Je vous ai donné les chiffres, pour les autres détails, je ne peux pas encore m’avancer là-dessus », a-t-il conclut, en s’adressant à Dominic Gagnon.

Minicentrale ou canalisation

M. Simard ne pouvait dire si ces nouvelles données remettaient en question les options présentées plus tôt en décembre par la mairesse Josée Néron. Elle avait annoncé que Saguenay étudiait deux scénarios afin de répondre au problème de l’eau dure de l’arrondissement, qui serait réservée à l’alimentation de la ZIP. Une minicentrale de traitement pourrait être construite. Une canalisation alimentant La Baie à partir de la nappe phréatique de Laterrière a aussi été évoquée.

En entrevue, Raynald Simard a précisé que l’option d’une minicentrale de traitement permettrait de mieux contrôler le taux de coliformes qui dépassent légèrement les normes du ministère depuis environ quatre ans, à La Baie. Il a cependant précisé que des vérifications et interventions quotidiennes étaient réalisées par Saguenay et que la situation actuelle ne présentait aucun risque pour la santé de la population.