Arvida a été classé parmi l’un des 13 arrondissements historiques du Québec.

Arvida, le prochain cheval de bataille de Promotion Saguenay

Promotion Saguenay fera d’Arvida son prochain cheval de bataille. L’étude de potentiel touristique pour cet arrondissement classé historique vient tout juste d’atterrir sur le bureau du directeur général de l’organisation, Patrick Bérubé. L’étude, qui confirme le potentiel touristique du secteur, propose des pistes de solutions pour que les visiteurs s’arrêtent et consomment chez les Arvidiens.

Cette étude, réalisée par la chercheuse Lucie K. Morisset, était attendue depuis près de quatre ans. Accompagné des conseillers municipaux du quartier patrimonial Carl Dufour et Jean-Marc Crevier, Patrick Bérubé a expliqué que l’étude venait confirmer ce dont Promotion Saguenay se doutait déjà.

« Il y a un fort potentiel touristique pour Arvida, avec deux clientèles possibles, soit celle intéressée par l’industrie et celle intéressée par le tourisme patrimonial et culturel. Le problème, c’est que si les touristes passent par Arvida, ils ne s’y arrêtent pas forcément. C’est à ce niveau qu’il faut travailler, afin d’amener des retombées économiques », a expliqué Patrick Bérubé, en entrevue au Progrès.

Par exemple, chaque année, une vingtaine de circuits des arrondissements saguenéens sont offerts aux croisiéristes de La Baie. « Les croisiéristes passent par le quartier, mais il n’y a pas d’arrêt prévu. Pourtant, Arvida, lorsqu’on parle de tourisme industriel et patrimonial, c’est un élément phare à Saguenay. Il faut le développer davantage », a ajouté Patrick Bérubé.

Quelles seraient les solutions pour pousser les touristes à consommer chez les Arvidiens ?

« Ça fait 10 ans qu’on travaille à dynamiser le secteur. C’est certain qu’avec les nouveaux commerces du Carré Davis, ça nous donne une longueur d’avance. Ça va vraiment bien dans le quartier, mais comme Patrick Bérubé explique, il n’y a pas vraiment d’attraits touristiques précis. Il faudra aussi rencontrer les commerçants pour avoir leurs idées. Nous allons aussi continuer l’installation des panneaux thématiques et mettre en valeur des objets comme un artéfact de la Légion canadienne. De plus, Rio Tinto compte nous faire don d’une cuve, que nous voudrions installer quelque part où les gens pourraient s’arrêter, ce qui offrirait un genre de musée à ciel ouvert », a expliqué de son côté Carl Dufour. Le conseiller municipal parle également du développement d’un centre d’interprétation d’Arvida.

Mettre en valeur le pont d’aluminium

Pour Jean-Marc Crevier, le pont d’aluminium doit être mis davantage en valeur. « Nous avons la chance d’avoir une infrastructure unique au monde. Ça serait bien d’en faire quelque chose de touristique, avec de l’éclairage, par exemple, ou bien en installant une vidéo explicative », souligne M. Crevier.

Il s’agit de la première étude de potentiel touristique réalisée exclusivement pour Arvida, une cité industrielle créée pour les besoins de la compagnie Alcoa (devenue ensuite Alcan et maintenant Rio Tinto). Arvida tient son nom des initiales du président de la compagnie Alcoa, Arthur Vining Davis.

« C’est certain que lorsqu’on explique à des touristes américains que cette ville québécoise a été créée par des Américains, ça les intéresse beaucoup », ajoute Carl Dufour.

« Vraiment, nous ferons d’Arvida notre prochain cheval de bataille. Avec le développement des croisières de La Baie, ça pourra être travaillé de concert », mentionne Patrick Bérubé, qui ajoute que les employés de Promotion Saguenay et les élus ont déjà mis la main à la pâte.

Le directeur général de Promotion Saguenay, Patrick Bérubé, et les conseillers Carl Dufour et Jean-Marc Crevier ont expliqué les grandes lignes de l’étude touristique d’Arvida.