Arthur le paresseux était le centre de l’attention. Il a fait fondre bien des coeurs, à l’occasion du passage de l’exposition itinérante du Little Ray’s Reptile Zoo, à Jonquière, en fin de semaine.

Arthur, le paresseux séducteur

Arthur le paresseux a volé la vedette, en fin de semaine, à l’occasion du premier passage de l’exposition itinérante du Little Ray’s Reptile Zoo, à Jonquière. Le zoo ontarien avait amené avec lui une soixantaine d’animaux indigènes et exotiques, pour la plupart rescapés, afin de sensibiliser et de responsabiliser la population à l’adoption illégale et à l’abandon d’animaux.

Le petit paresseux de 11 mois, qui a fait fondre bien des coeurs, cache pourtant une triste histoire, partagée par nombre d’animaux qui se trouvent maintenant sous l’aile du Little Ray’s Reptile Zoo, à Ottawa et à Hamilton.

Le zoo l’a recueilli, lui et son frère, alors qu’ils avaient environ cinq mois. Les petits sont nés en captivité, dans une résidence en Floride. Les propriétaires avaient acheté un couple de paresseux, alors que la femelle était déjà gestante.

«Le paresseux est l’un des animaux les plus trafiqués sur le marché noir. Les petits sont enlevés à leur mère pour être vendus», a expliqué Catherine Rancourt, alors qu’elle présentait le petit mammifère à une foule composée de plusieurs enfants et de parents, dimanche après-midi, au centre des congrès du Delta.

Ces animaux vivent difficilement en captivité, en raison de leur diète particulière et de leur système immunitaire fragile. Le paresseux joue également un rôle important dans son écosystème, dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud.

«Son pelage abrite un million d’organismes. Donc, chaque fois qu’on retire un paresseux de sa forêt, ce sont un million d’organismes qui meurent», a insisté la jeune femme.

Lors de la présentation, petits et grands ont aussi pu rencontrer Mary la moufette (opérée, bien sûr!) et Hermes, une chouette effraie des clochers, un oiseau en voie de disparition en Ontario. La chouette a été accueillie par le zoo après avoir été frappée par une voiture.

La foule s’est ensuite massée autour du paresseux afin de prendre des photos du petit animal qui se trouvait, bien calme, dans les bras d’un employé du zoo. Bien informés pendant la présentation qu’ils ne devraient pas toucher Arthur, les enfants respectaient cette consigne.

Une soixantaine d’animaux se trouvaient dans quelque 30 habitats, dont plusieurs vivariums. Tortues, serpents, kangourou, serpents, lézards et reptiles de toutes sortes attiraient l’attention des visiteurs.

La moufette Mary se laissait flatter sans broncher.

3000 visiteurs en fin de semaine

Quelque 3000 personnes ont visité l’exposition itinérante du Little Ray’s Reptile Zoo, en fin de semaine, selon les organisateurs, qui espèrent faire de l’événement un rendez-vous annuel.

« Nous visitions des villes du Québec près de l’Ontario, mais maintenant avec nos deux équipes itinérantes, nous voulons visiter plus de villes au Québec », a expliqué Tyler Maybee, chef d’équipe, qui profite de ses visites dans les villes québécoises pour améliorer son français.

« Nous proposons quelque chose de différent, nous voulons éduquer les gens et responsabiliser les propriétaires d’animaux. Certains adoptent des animaux sauvages, ce qui est illégal. Que l’animal soit légal ou non, plusieurs réalisent qu’ils ne sont pas capables de s’en occuper », a-t-il ajouté.

L’entreprise souhaite aussi rejoindre une large clientèle. Une heure était réservée chaque matin aux enfants ayant des besoins spéciaux, et les personnes à faibles revenus pouvaient avoir accès à l’exposition à un tarif réduit, si une demande était déposée à l’avance. 

Le zoo, qui possède son accréditation de l’Association des zoos et aquarium du Canada, reçoit plusieurs animaux, en provenance de différents pays, qui ont par exemple été saisis par les autorités, qui étaient possédés illégalement, ou maltraités. Myriam Gauthier