Arthur Gobeil se lance en politique municipale sous le thème du vrai changement, promettant des changements dans la gouvernance en redonnant du pouvoir aux conseillers, notamment pour l'attribution de subventions, et en mettant en place une structure pour favoriser la croissance économique.

Arthur Gobeil veut d'abord créer de la richesse

Le candidat Arthur Gobeil entend se mettre à la tâche avec les leaders économiques pour créer de la richesse à Saguenay, s'il devient maire en novembre. D'ici là, selon lui, parler d'infrastructures et de taux de taxe demeure un débat théorique dans la mesure où plusieurs croient que le rôle est surévalué.
« Il y a 10 ans, Saguenay était la troisième ville en importance au Québec à égalité avec Sherbrooke et nous sommes maintenant au septième rang. Il est important de créer de la richesse, car si on veut attirer des jeunes, il faut leur offrir un emploi, pas de l'aide sociale. Si on crée des entreprises, elles paieront des taxes et créeront des emplois. Il y aura des jeunes qui viendront s'établir et achèteront des maisons, ce qui maintiendra leur valeur », a expliqué le comptable agréé de carrière, qui a oeuvré dans le monde des affaires et au sein de la Société de la vallée de l'aluminium. Le père de trois garçons et grand-père de trois petits-enfants mise sur un incubateur d'entreprises, où les entrepreneurs pourront avoir des idées tout en bénéficiant de services communs, et un fonds de capital de risque pour ajouter la contribution qu'il manque parfois pour le démarrage d'une entreprise.
Sortant à peine d'un exercice découlant du sommet économique, le candidat n'est pas le partisan de la longue liste d'épicerie. « À quoi ça sert d'avoir neuf projets si aucun ne marche ? Je suis pour qu'on cible des domaines où on a des chances de réussir », dit-il.
Changer les choses
Arthur Gobeil se définit comme un homme fonceur, déterminé, d'action et de résultats, un négociateur redoutable et un rassembleur à l'écoute. C'est ce qui lui a donné le goût de se lancer à la conquête de la mairie de Saguenay. Augmenter la contribution de tous les conseillers autour de la table sans discrimination et changer leurs responsabilités aux deux ans, donner une voix aux contribuables et rendre Promotion Saguenay, qui deviendra Développement économique Saguenay, imputable devant la table du conseil figurent parmi ses priorités dans sa réforme de la gouvernance, mais les journalistes et invités du Cercle de presse du Saguenay l'ont beaucoup talonné sur le thème de la concertation régionale.
Le candidat convient que la région a perdu beaucoup d'outils de concertation. C'est donc difficile de parler d'une seule voix pour aller revendiquer à Québec ou Ottawa, mais il refuse de se présenter comme le sauveur. « Celui qui pense qu'il peut tout faire lui-même, c'est parce qu'il est seul », dit-il. Lui promet de s'entourer de leaders économiques et tend la main aux gens du Lac, en rappelant que l'adversaire n'est pas dans la région, mais à Québec, Montréal et ailleurs dans le monde.
Toutefois, il ne brusquera pas les choses. « C'est comme la demande en mariage. Il faut apprendre à se connaître avant », dit-il, tout en se disant prêt à ce que Saguenay assume le leadership pour le développement du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Travaux
Arthur Gobeil parlera de routes et d'égouts, conscient qu'il y aura des sommes à investir, mais avant, il veut prendre le temps d'avoir une réflexion stratégique avec les conseillers.
« Arthur Gobeil sera strictement un leader pour faire réfléchir les gens. Avec l'ensemble des conseillers, ça prendra quatre ans, cinq ans, je ne sais pas pour l'instant, mais on va se donner une bonne structure et de bons outils pour y parvenir.»