Contenu commandité
Après le feu, la désolation [PHOTOS + VIDÉO]
Après le feu, la désolation [PHOTOS + VIDÉO]

Chutes-des-Passes: un incendie qui laissera des traces longtemps

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Les ravages de l’imposant brasier qui a avalé 60 000 d’hectares depuis le 16 juin dernier dans le secteur de Chute-des-Passes au Lac-Saint-Jean sont visibles dès le kilomètre 83 du Chemin des Passes-Dangereuses. Les premières traces du passage de l’incendie découlant fort probablement d’un feu de camp mal éteint sont dénotées aux abords de la route de gravier.

La végétation brûlée est visible, et ce, à perte de vue à la hauteur du kilomètre 91. L’habituel vert de la nature laisse sa place à de longs squelettes d’arbres noirs. Le nouveau paysage fort surréel s’étend ainsi sur plusieurs kilomètres.

La force de la nature est visible, un peu partout, alors que la destruction de la végétation, de bâtiments et d’autres biens cohabite avec une nouvelle végétation qui pointe déjà. Force est d’admettre que les fougères et autres plantes offrent un fort contraste dans ce décor incendié.

La nature est également fort surprenante. L’important brasier a épargné un chalet situé tout près du Kilomètre 100. Les traces de son passage se retrouvent à moins de 10 mètres du bâtiment qui tient encore debout au milieu d’une forêt maintenant noire.

La scène est plutôt injuste quelques kilomètres plus loin. Un chalet présente bien peu de dommages à l’exception du revêtement extérieur qui a fondu sous l’intense chaleur. Les voisins de ce villégiateur n’ont pas eu la même chance alors que, quelques centaines de mètres plus loin, les projets de vacances et de retraite laissent place à des décombres.

L’intensité de ce feu de forêt est incontestable. Dans plusieurs cas, il ne reste que le revêtement métallique du toit, la structure des électroménagers et quelques morceaux de vaisselles.

Des travailleurs forestiers confiaient, vendredi, au terme de leur semaine, être grandement impressionnés par les dommages de l’incendie d’origine récréative. Des camionneurs qui roulent le secteur depuis des décennies confirmaient, eux aussi, l’immensité de cette catastrophe naturelle évitable.

Même si l’accès à ce secteur est, de nouveau, permis, les équipes de la SOPFEU sont bien loin d’avoir effectué leur travail. Ils sont plusieurs dizaines à effectuer le travail d’extinction des points chauds. Les villégiateurs de ce secteur sont d’ailleurs avisés qu’ils peuvent croiser des travailleurs de la SOPFEU ou tomber nez à nez avec de l’équipement permettant de combattre l’incendie dont le périmètre s’élève à plus de 300 kilomètres.