Marie-Michèle Rancourt, coordonnatrice du Café-Jeunesse, et Pascal Gagnon, intervenant, ont obtenu l’appui du candidat à la mairie de Saguenay, Arthur Gobeil, quant à la concrétisation de leur projet d’habitation communautaire s’il est élu.

Appui de Gobeil pour le projet d'habitation communautaire

L’espoir renaît pour le Café-Jeunesse de Chicoutimi. Arthur Gobeil, candidat à la mairie de Saguenay, s’est engagé à soutenir le projet d’habitation communautaire de l’organisme s’il est élu.

Le candidat indépendant a rencontré les représentants du Café-Jeunesse, la semaine dernière, afin d’en apprendre davantage sur leur projet. 

« Ce sont des gens de cœur. Leur passion m’a convaincu », affirme-t-il.

Le projet consiste à aménager quatre logements destinés à des jeunes âgés de 18 et 30 ans qui veulent mener à bien un projet de vie. Il leur permettrait de vivre de manière autonome avec le soutien communautaire des intervenants du Café-Jeunesse. 

Pour le concrétiser, le Café-Jeunesse a besoin d’un apport de 100 000 $ de la Ville, puis de 50 000 $ par année pendant les cinq années suivantes. 

« C’est important de donner à ces jeunes le coffre à outils dont ils ont besoin. Si on ne met pas cet argent-là maintenant, ça va nous coûter pas mal plus cher quand on va les retrouver dans la rue. Je suis convaincu que c’est mieux d’investir maintenant que de réparer des gâchis. »

Arthur Gobeil n’a pas pris beaucoup d’engagements depuis le début de la campagne. « Je ne ferai pas de promesse en ciment et en bâtiments. Je ne ferai pas de promesses en millions que la Ville n’a pas les moyens de tenir. Avec moi, tous les conseillers auront leur mot à dire et c’est avec eux que je veux évaluer les besoins des citoyens. Je promets seulement de faire beaucoup mieux avec le même argent », affirme celui qui se dit sensible à la cause des organisations culturelles, sportives et communautaires.

Les représentants du Café-Jeunesse ont approché les différents candidats pour les sensibiliser à leur cause. Arthur Gobeil est le premier à les rencontrer. « On approche les différents candidats pour que celui qui sera élu connaisse notre projet », affirme Marie-Michèle Rancourt, coordonnatrice du Café-Jeunesse. 

Le projet mis en branle depuis plus de 10 ans a été revu à plusieurs reprises, au fil des ans. Plusieurs fois l’organisme a cru qu’il pourrait se concrétiser, avant d’essuyer un refus. « On y croit fondamentalement. On a déposé plusieurs scénarios. La Ville nous a accompagnés, elle a investi du temps et de l’argent. On a travaillé avec le conseiller Simon-Olivier Côté, Francine Gobeil et Jean-Yves Provencher qui gère le trésor. On a eu des rencontres où il ne restait qu’à avoir le “OK” de la Ville. Chaque fois, ç’a été refusé. On est plongé dans l’incompréhension », confirme Marie-Michèle Rancourt. 

Cette dernière s’était présentée au conseil de ville pour obtenir des réponses suite au refus du comité exécutif de la Ville le 24 novembre dernier. Le maire Tremblay avait alors affirmé qu’il ne restait plus d’argent. « Il devait rester de l’argent dans le Fonds d’habitation communautaire et sociale pour le projet. »

Aujourd’hui, les intervenants de l’organisme apprécient le soutien d’Arthur Gobeil. « Ça confirme que notre projet a du sens, qu’il est viable. On espère la même ouverture des autres candidats. »