Le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard, lance un appel au consensus régional pour implanter une circuit maritime qui relierait les grands cours d'eau du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Appel au consensus régional

Le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard, fait appel à un consensus politique afin de développer un circuit maritime régional qui permettrait de naviguer de l'embouchure du Saguenay jusqu'au lac Saint-Jean.
Gilbert Simard est certes maire de Saint-Fulgence, mais aussi un passionné de navigation et un ex-capitaine. Il caresse le projet d'un circuit nautique depuis plusieurs années et ne cesse de tâter le terrain auprès des élus régionaux.
«On continue de faire progresser ce dossier. On l'a déposé à Québec Stations Nautiques, à la Ville de Saguenay et à Promotion Saguenay. J'attends un téléphone de Promotion Saguenay. C'est un dossier d'envergure. Le projet est bien accueilli, mais ça prend un consensus régional pour qu'il puisse se concrétiser. Les trois intervenants majeurs sont Saint-Gédéon, Alma et Saguenay», soutient M. Simard.
Selon le tracé projeté par la MRC du Fjord et ses partenaires, les navires de plaisance pourraient passer de la rivière Saguenay au lac Kénogami, et du lac Kénogami aux eaux du lac Saint-Jean. Puis, la boucle serait complétée en passant par la Dam-en-Terre et la rivière Shipshaw.
«Les structures d'accueil sont en train de prendre place. Le projet est encore là et est viable», ajoute M. Simard.
Le vieux rêve du passionné de navigation - et de plusieurs autres - serait susceptible d'attirer de nombreux touristes sur les trois joyaux maritimes du Saguenay, estime Gilbert Simard.
Présentement, les plaisanciers qui s'aventurent dans le fjord du Saguenay ne peuvent se rendre jusqu'au lac Saint-Jean, et ceux qui naviguent sur le lac Saint-Jean ne disposent d'aucun moyen pour joindre les eaux de la rivière Saguenay. Enfin, les habitués du lac Kénogami sont confinés sur ce plan d'eau. Une situation que Gilbert Simard juge pour le moins aberrante sur les plans touristique et économique.
«On a un fjord que l'on veut faire reconnaître à l'UNESCO, un lac de renommée internationale et de superbes cours d'eau, mais tout est enclavé. On ne s'occupe pas de nos plaisanciers. C'est un frein au tourisme nautique. Pouvons-nous attirer les gens? Le développement, c'est important», met-il en relief.
Navettes
La solution mise de l'avant par ce dernier est d'implanter un service de navettes, équipées de remorques hydrauliques adaptées pour des bateaux de 30 pieds, entre les différents points d'entrée du parcours nautique.
«On prend quelqu'un à la rivière Saguenay, puis on l'amène au lac Kénogami. On le reprend et on l'amène au lac Saint-Jean. Ce n'est pas plus compliqué», illustre-t-il.
D'ailleurs, Gilbert Simard a déjà trouvé une remorque adéquate lors d'un périple au Témiscamingue en 2013. Celle-ci pourrait être achetée à un coût de 15 000$. Une deuxième remorque serait nécessaire pour compléter le circuit.
Selon le projet, toutes les rampes de mise à l'eau seraient dotées d'un ponton. Par ailleurs, des systèmes de nettoyage des coques seraient installés à chaque point de contournement.
Le montage financier du projet, réalisé par la firme Genivar en collaboration avec la MRC du Fjord et déposé il y a quatre ans, est établi à 85 000$ et pourrait être subventionné à hauteur de 80%, selon Gilbert Simard. La MRC du Fjord a déjà donné son aval au projet.