Vincent pose avec son père Sylvain Néron, son oncle André et son beau-frère Antoine Roussel, qui a profité d'un bref passage dans la région pour mettre la main à la pâte au sein de l'entreprise familiale, la cabane au Sucre d'or de Laterrière.

Antoine Roussel à la cabane

Certains clients de la cabane au Sucre d'or de Laterrière ont été servis en fin de semaine par un joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH), sans même parfois s'en rendre compte. Antoine Roussel, attaquant des Stars de Dallas et ancien des Saguenéens, était de passage à la cabane à sucre de sa belle-famille. Il a profité de ses quelques jours de vacances en famille pour mettre la main à la pâte, avant sa participation au Championnat du monde de hockey sur glace qui se tiendra à Paris et Cologne.
Antoine revêtait pour l'occasion une chemise à carreaux rouges et blancs pour son service aux tables à la cabane à sucre familiale, tout comme son beau-frère Vincent. Depuis son arrivée, jeudi, il n'a pas chômé : service aux tables, cannage de sirop d'érable, soutien à la production. Il répondait même au téléphone.
« Il faut bien qu'il travaille pour mériter son souper ! », a lancé avec humour son beau-père, Sylvain Néron, derrière le comptoir. Son frère André et lui sont copropriétaires de l'érablière et de la cabane à sucre depuis neuf ans.
Lors du passage du Quotidien, dimanche en milieu d'après-midi, Antoine Roussel profitait de quelques instants de répit avec ses proches. Richard Martel, son entraîneur alors qu'il était attaquant au sein de la formation saguenéenne dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, s'était aussi déplacé pour revoir son ancien protégé.
« On se côtoie souvent, Richard et moi. C'est devenu un ami, a souligné Antoine Roussel, lors d'un entretien avec Le Quotidien. Je suis allé voir les Marquis, pour l'encourager ! »
Esprit familial
C'est avec plaisir qu'Antoine profitait de son court passage dans la région pour donner un coup de main à sa belle-famille pendant la période des sucres, en compagnie de sa conjointe, Alexandra, et de leur petit garçon de sept mois, Théodore.
« On essaie de garder l'esprit familial là-dedans [ ...]. C'est une bonne occasion d'avoir ces valeurs familiales là, qui me tiennent à coeur et à tout le monde ici », a souligné le jeune papa, qui a été reconnu par certains clients pendant son service aux tables.
Il a déjà aidé sa belle-famille à d'autres reprises, mais c'est la deuxième fois qu'il a l'occasion de le faire pendant la période de production. La première fois, il faisait partie des Saguenéens, et avait aidé à installer les seaux récoltant l'eau d'érable, à une époque où l'érablière n'était pas encore dotée du système de tubulure qui la traverse aujourd'hui.
« Je tripe à la cabane, c'est ben le fun ! Quand tu imagines le Canada, c'est à ça que tu penses », a laissé tomber le sympathique athlète, qui s'exprime dans un mélange des accents québécois et français. Il a d'ailleurs su transmettre son amour du Québec à ses parents, qui sont maintenant installés dans la Belle province, à Mont-Tremblant. Ils se trouvaient aussi à la cabane, dimanche.
Pour Antoine, cependant, à court terme, la priorité demeure le hockey et la question de la relève de l'entreprise familiale ne se pose pas encore pour l'instant. « C'est vraiment penser trop loin », a-t-il précisé.
Blessure
Malgré sa fracture à l'os d'un pouce qui l'a forcé au repos - et qui est maintenant rétablie - il croit important de se tenir occupé même si cela fait deux mois qu'il est tenu à l'écart de la glace.
« C'est ça que je dis à tout le monde, quand on fait pas les séries, il faut que tu travailles ! , a-t-il lancé avec humour. J'aime cette mentalité-là, ma blonde aussi et ma belle-famille aussi. »
Au Championnat du monde de hockey
Maintenant remis de sa blessure, une fracture à l'os d'un pouce, l'attaquant de 27 ans reconnu pour son opiniâtreté sur la glace chaussera à nouveau les patins lors du Championnat du monde de hockey sur glace de Paris et de Cologne, pour y porter les couleurs de la France, du 5 au 21 mai. 
Il quitte d'ailleurs la région lundi, pour prendre part aux deux matchs préparatoires prévus pour son équipe, après deux mois d'arrêt de jeu. « Ça va être un gros ''rush'' à donner pour se mettre en forme. Je me tiens en forme, mais c'est sûr que c'est pas pareil », a indiqué celui qui se réjouit à l'idée de jouer devant les siens et de pouvoir faire la promotion de son sport en France.
Après le championnat, il passera l'été à Montréal pour poursuivre son entraînement présaison, qui sera entrecoupé de vacances familiales dans un chalet du lac Saint-Jean.
En attendant le début de la prochaine saison avec un nouvel entraîneur, Ken Hitchcock, Antoine a décidé de décrocher et suit de loin les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.
L'ancien des Saguenéens se réjouit cependant de la performance de son équipe d'adoption, qui a atteint le carré d'as. Avec un petit pincement au coeur, il avoue qu'il aurait aimé pouvoir vivre une expérience semblable pendant ses années au sein des Bleus.