Antoine Bernier est heureux d’être de retour au Saguenay-Lac-Saint-Jean puisque cela lui permet de pratiquer son loisir préféré: la photographie animalière sauvage.
Antoine Bernier est heureux d’être de retour au Saguenay-Lac-Saint-Jean puisque cela lui permet de pratiquer son loisir préféré: la photographie animalière sauvage.

Antoine Bernier, un passionné de photographie animalière

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Le Jonquiérois Antoine Bernier est bien content d’être de retour en région depuis environ un an. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est l’endroit idéal pour pratiquer sa passion : la photographie animalière sauvage.

Le policier militaire, basé à Shipshaw, est natif de la région. Il avait déménagé à l’âge de 7 ans en raison du travail de son père. Toutefois, maintenant âgé de 24 ans, c’est le travail d’Antoine qui l’a ramené dans sa région d’origine.

L’homme a découvert la passion de la photographie animalière sauvage par un heureux hasard. Il y a de ça quelques années, lors d’un voyage en Bolivie, le mauvais temps avait forcé la fermeture de toutes les attractions touristiques. En quête d’aventure, Antoine avait sorti son cellulaire et avait commencé à prendre quelques clichés des lieux.

Son sujet préféré est le caribou. Il n’a réussi qu’en prendre en photo que deux fois dans sa carrière.

C’est la piqûre. Dès son retour de voyage, il achète sa première caméra. Il a essayé plusieurs styles, comme les portraits, la photographie urbaine, les paysages. Mais un collègue de travail lui a fait découvrir la photographie animalière.

« J’ai vraiment découvert ma passion pour la photographie animalière avec lui. En plus, comme je suis un très, très, très grand amateur de plein air, la photographie se marie vraiment bien à mes activités. C’est toujours une bonne raison pour sortir, en faisant par exemple du vélo de montagne, du kayak, etc. », note le photographe amateur dans un entretien avec Le Quotidien. Il ressent, lors de ses sorties, le même sentiment de stress et d’effervescence qu’un chasseur peut avoir quand il attend de voir sortir les bêtes.

Son déménagement au Saguenay-Lac-Saint-Jean a vraiment facilité la pratique de sa passion, selon lui. Auparavant, lorsqu’il habitait par exemple à Ottawa, il devait faire plusieurs heures de route pour aller prendre en photo des animaux particuliers. Ici, à Saguenay, il est entouré de parcs nationaux, qui regorgent de bêtes. Par contre, ce n’est pas toujours facile de trouver des animaux. Antoine doit aller faire de la reconnaissance, explorer de nouveaux endroits, afin de découvrir les coins qui pourraient attirer les animaux sauvages. « C’est très rare que j’aille à un endroit pour la première fois, que j’y trouve un animal et que je réussisse à le prendre en photo. C’est un travail de longue haleine. Je vais y aller plusieurs fois, je vais analyser les lieux, voir les indices qui me montrent que c’est un bon endroit pour voir tel ou tel animal », continue-t-il.

Des milliers d’animaux ont été pris en photo par le policier militaire.

Selon lui, des milliers d’animaux sont passés sous sa lentille, depuis ses débuts en photographie. Son sujet préféré est certainement le caribou, qu’il n’a réussi à poser qu’à deux reprises jusqu’à maintenant. Sans savoir pourquoi, ces animaux sont très spéciaux pour lui.

Ses photos sont publiées dans un compte Instagram sous le nom d’Antoine.Bernier. Quelque 3000 personnes y sont abonnées. Le jeune homme est fier d’avoir été republié par le compte Instagram de BBC Earth, ou plus localement, par MétéoMedia ou encore Tourisme Québec.

Projets

Le jeune homme de 24 ans a vendu pour la première fois des calendriers, avec ses photos, cette année. La demande a été beaucoup plus grande qu’il ne l’aurait cru et ils ont tous été vendus très rapidement. Il pense peut-être en refaire d’autres, et recommencera certainement le projet l’année prochaine.

Après les caribous, l’orignal est le deuxième sujet qu’Antoine aime le plus prendre en photo.

Il n’espère pas vraiment vivre de ce passe-temps un jour. Le stress financier deviendrait trop grand. « En le faisant comme je le fais là, j’en fais quand ça me tente et je n’ai aucune obligation. Si je pouvais toujours continuer comme ça, je serais bien heureux », souligne Antoine.

Il aimerait un jour faire une exposition de ses photos. L’une de ses cousines a commencé à faire des toiles à partir de ses clichés, ce qui fait qu’il aimerait faire un événement conjointement avec elle.

Antoine pense aussi à offrir des ateliers, si un jour la demande se présente. Il aimerait amener sur le terrain des passionnés de photographies, comme lui.