La porte-parole libérale en matière d’économie, Dominique Anglade, a tenu à porter un macaron en guise de soutien au Quotidien. L’ex-député libéral Serge Simard s’est occupé de lui installer.

Anglade prend le pouls dans la région

La porte-parole libérale en matière d’économie, Dominique Anglade, a effectué un passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mercredi, afin de rencontrer différents acteurs des milieux économique et politique. Quelques jours après que Rio Tinto ait annoncé la mise sur la glace de deux projets importants, la députée réclame la création d’une table qui permettrait de réunir tous les intervenants du milieu.

« On demande au gouvernement d’agir concrètement et de créer une table avec tous les acteurs. Le gouvernement a un rôle à jouer là-dedans », affirme-t-elle d’emblée.

Dominique Anglade souhaitait prendre le pouls des différents intervenants relativement à l’annonce de Rio Tinto et aux défis économiques du Saguenay-Lac-Sait-Jean. Au moins cinq rencontres officielles figuraient à son agenda de la journée.

Elle a notamment rencontré la mairesse de Saguenay, Josée Néron, ainsi qu’Alain Gagnon, président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA-Unifor), le CQRDA et la Société de la Vallée de l’aluminium.

« Je suis venue pour bien comprendre. L’annonce de Rio Tinto a créé une inquiétude et un sentiment d’incertitude par rapport à la suite des choses. Il y a beaucoup de frustration des travailleurs. Je suis ici en appui, mais aussi pour voir quels gestes concrets on peut poser. J’ai senti une volonté des gens rencontrés de travailler ensemble. »

La porte-parole libérale en matière d’économie, Dominique Anglade, était de passage à Saguenay mercredi afin de rencontrer différents intervenants à la suite de l’annonce de Rio Tinto qui a mis sur la glace deux projets importants. Elle était accompagnée de l’ex-député libéral Serge Simard pour l’occasion.

La députée est convaincue qu’une table réunissant tous les acteurs régionaux doit d’abord être créée.

« Il faut vraiment se mobiliser. Il faut axer sur la suite des choses. Il faut réunir les travailleurs, les MRC, les maires, tout le monde est touché. Maintenant, il faut avoir une approche proactive. Si tous les joueurs ne sont pas assis ensemble, je ne vois pas comment on peut réussir de grands projets. Une table, ça ne peut qu’avoir un impact positif. »

Dominique Anglade a également tenu à réagir aux propos du premier ministre Legault qui a affirmé que la décision de Rio Tinto découle d’ententes intervenues avec le Parti libéral du Québec qui avait renoncé à certaines conditions dans le passé. « L’entente contenait différents projets d’investissement qui avaient été identifiés. Après un an, si les projets de Rio Tinto étaient une priorité du gouvernement, M. Legault a dû les rencontrer souvent. C’est incroyable de constater que 24 heures après que le premier ministre ait rencontré les dirigeants de Rio Tinto, l’entreprise a fait une sortie pour dire que deux projets sont mis sur la glace (NDLR : l’entreprise a plutôt averti les employés). M. Legault dit qu’il est un “dealmaker”. Il n’y a pas de “deal” présentement. C’est une approche brouillonne. »

L’ex-député libéral de Dubuc, Serge Simard, accompagnait la députée dans sa tournée régionale. Il souhaitait se joindre à elle afin de dénoncer la décision de Rio Tinto.

« Ces projets-là étaient là lors du Sommet économique régional. Rio Tinto était là. Décider de ne plus aller de l’avant, c’est prendre notre région pour des imbéciles. Je trouve regrettable que le gouvernement embarque dans ça. Je suis ici pour dénoncer la situation. C’est inacceptable. Il faut que l’entreprise puisse voir ce que la région lui offre. »

GNL Québec

En ce qui concerne GNL Québec, Dominique Anglade affirme attendre les résultats du BAPE. « Les gens qui habitent la région ont l’impression que tout le monde se prononce sans connaître les réalités régionales. C’est frustrant pour eux. C’est pour ça qu’on a besoin de venir sur le terrain. Côté environnemental, il faut que les normes soient respectées. Tout le monde s’entend là-dessus. »