Andrew Scheer sera de passage dans la région le 14 juin prochain pour appuyer Richard Martel en vue des élections partielles.

Andrew Scheer demeure confiant

Quelques jours avant sa venue dans la région, Andrew Scheer croit toujours en les chances du candidat Richard Martel de l’emporter aux élections partielles dans Chicoutimi-Le Fjord.

En entrevue téléphonique avec Le Progrès, le chef du Parti conservateur et de l’Opposition officielle à Ottawa, qui sera de passage le 14 juin, en a profité pour discréditer les propos de Justin Trudeau quant à la gestion du système de gestion de l’offre et à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Malgré une réticence au Parti conservateur chez les habitants de Chicoutimi-le-Fjord, le dernier candidat élu remontant à 1997, Andrew Scheer place toute sa confiance en Richard Martel. « Nous sommes conscients que ce sera une campagne difficile, mais les Saguenéens ont besoin d’une voix forte et ils la trouveront en la personne de Richard. Les résultats seront excessivement serrés », prédit le politicien. Questionné à savoir si la présence du premier ministre dans la région pourrait nuire aux chances de son candidat à l’emporter, M. Scheer dit ne pas « être inquiet le moins du monde ».

Dossiers régionaux

D’entrée de jeu, le conservateur a accusé Justin Trudeau de vouloir volontairement cacher la vérité aux habitants du Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Récemment, le premier ministre a tenu à rassurer les producteurs laitiers, mais on a appris qu’il aurait menti à la population et qu’il serait prêt à faire quelques concessions. Pourtant, il a assuré ne pas vouloir toucher à la gestion de l’offre et vouloir la défendre de quiconque voudrait s’y attaquer », a-t-il avancé.

En ce qui concerne l’imposition d’une taxe sur l’acier et l’aluminium, il persiste à dire qu’il faut absolument faire pression sur l’organisation de Trump et trouver d’autres propositions de nouveaux accords avec nos alliés.

« Pour arriver à avoir un accord commun, il est nécessaire d’avoir un gouvernement qui est préparé à poser de véritables actions, ce que le gouvernement Trudeau n’était pas prêt à faire. À preuve, il a signé le Partenariat transpacifique, mais aucun projet de loi pour l’implanter n’a été mis sur pied et il ne lui reste que quelques semaines pour le faire.»

Selon lui, la taxe sur l’aluminium se révélera être une nuisance tant à la croissance économique du Canada qu’à celle des États-Unis, et c’est ce qu’il faut démontrer au président américain, un protectionniste pur et dur.

Sommet du G7

Parmi les enjeux d’importance abordés au Sommet du G7, le Parti conservateur souhaitait que le gouvernement fédéral puisse travailler sur un accord commun avec ses homologues. Une suggestion que Justin Trudeau a préféré rejeter. «Depuis plus d’un an, nous pressons le gouvernement Trudeau de renégocier l’Entente sur les tiers pays avec les États-Unis. Depuis janvier 2017, ce sont plus de 26 000 personnes qui ont traversé illégalement la frontière avec les États-Unis.»

Mécontent de l’attitude du premier ministre, M. Scheer a déclaré avoir excessivement hâte de connaître les prises de décision du Canada dans le contexte d’une «réunion qui coûte très cher aux consommateurs».