Le policier de la Sécurité publique de Saguenay André Simard est condamné à deux ans moins un jour de prison.

André Simard veut être remis en liberté

L'ancien policier André Simard s'est adressé hier à la Cour d'appel. Il souhaite être remis en liberté en attendant que les dix verdicts de culpabilité prononcés contre lui le 27 juin dernier soient révisés. Sa requête a été prise en délibéré par un juge seul.
André Simard a été condamné à deux ans moins un jour de prison pour six agressions sexuelles et quatre trafics de haschisch en 2009 et 2010 et incarcéré le jour même. Les procédures judiciaires se sont étalées sur trois ans et demi au cours desquels la municipalité de Saguenay a continué de lui verser la moitié de son salaire, le solde étant assumé par l'assureur du syndicat des policiers.
Dès la sentence, son avocat avait indiqué que cette étape marquait la fin de son mandat et qu'André Simard devait recruter un nouvel avocat.
Hier, Me Dominic Bouchard s'est présenté à la Cour d'appel pour tenter d'obtenir la remise en liberté afin d'éviter de purger une sentence qui n'aurait pas lieu d'être si les verdicts sont éventuellement renversés.
Dans sa requête, l'avocat de Jonquière indique que le juge Rosaire Larouche de la Cour du Québec a rendu des décisions déraisonnables ou ne reposant pas sur la preuve et qu'il aurait dû accepter la demande de la défense de faire une preuve du comportement sexuel de plusieurs plaignantes. De plus, le magistrat aurait erré dans l'appréciation de la crédibilité de plaignantes et de la notion d'agression sexuelle pour certains gestes.