L'ex-policier André Simard est remis en liberté par la Cour d'appel du Québec.

André Simard en liberté

L'ex-policier André Simard est remis en liberté par la Cour d'appel du Québec, après deux semaines de détention. Il avait été incarcéré le 28 juin dernier pour une peine de deux ans moins un jour consécutive à 10 verdicts de culpabilité pour agressions sexuelles sur six jeunes femmes et quatre trafics de haschisch.
«Bien que certaines déclarations de culpabilité aient trait à des actes d'agression, je suis d'avis que la mise en liberté de Simard, assortie de conditions strictes, ne minera pas la confiance du public», a conclu le juge Jean-François Émond de la Cour d'appel.
Le juge Émond ordonne à André Simard de contracter un engagement auprès d'un juge de paix du district judiciaire de Chicoutimi par lequel il devra résider au 4009 de La Loire, à Jonquière, ne pas consommer d'alcool ni drogues ni fréquenter les bars. Pendant sa liberté, il devra signer tous les 15 jours le registre de la Sûreté du Québec et ne pas être en possession d'armes à feu. Il lui est évidemment interdit de communiquer avec toutes les personnes qui ont témoigné à son procès, en plus des victimes.
Par ailleurs, l'ancien policier est toujours sous le coup d'une accusation de bris de ses conditions édictées en 2010 et pour laquelle il doit subir un procès, tout dépendant de l'issue du dossier principal.
L'ex-policier a été déclaré coupable le 17 mars dernier après des procédures qui se sont étalées sur trois ans au cours desquels il a conservé sa rémunération, payée à parts égales par son employeur, Saguenay et l'assureur de son syndicat.
Il est présenté par un nouvel avocat, Me Dominic Bouchard, qui prend le relais devant la Cour d'appel qui doit examiner d'ici quelques mois la validité des verdicts de première instance.
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales était représenté par Me Mélanie Ducharme.