En couple depuis 20 ans, Manon Renald et Claude Laroche partagent aussi une passion commune pour le vélo.
En couple depuis 20 ans, Manon Renald et Claude Laroche partagent aussi une passion commune pour le vélo.

Amoureux de la Véloroute depuis 20 ans

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
En couple depuis 20 ans, Claude Laroche et Manon Renald partagent une passion commune pour le vélo. Les deux amoureux sillonnent régulièrement la Véloroute des Bleuets, et ce, depuis sa création, il y a 20 ans déjà.

Pour ces deux retraités, faire du vélo sur la Véloroute des Bleuets fait maintenant partie de leur ADN. Chaque année, le nombre de kilomètres qu’ils parcourent sur le circuit cyclable se compte par milliers.

D’ailleurs, le couple profite d’un parfait équilibre, alors que sa résidence se trouve sur le bord du lac Saint-Jean, à quelques mètres de la Véloroute.

« On sort au moins cinq fois par semaine », affirme Manon Renald.

« Chaque fois qu’il fait beau », renchérit rapidement son conjoint.

Au fil des années, les deux amoureux ont adapté leur style de vie afin de pédaler aussi souvent que possible. Ils ajoutent de 60 km à 100 km à leur odomètre chaque fois qu’il enfourche leur vélo.

« On en fait six mois par année. Mis à part nos voyages, où l’on fait un peu plus de 1000 km, on fait presque tout le reste de notre kilométrage sur la Véloroute, soit près de 6000 km. [..] On sort nos vélos aussitôt que les routes sont propres », confirme celle qui pratique le cyclisme depuis l’âge de 18 ans.

« La Véloroute est un terrain de jeu incroyable. C’est aussi un terrain d’entraînement. Il y a des gens de tous les niveaux qui se retrouvent sur la piste cyclable », ajoute Claude Laroche.

En couple depuis 20 ans, Manon Renald et Claude Laroche partagent aussi une passion commune pour le vélo.

« Un mode de vie »

Pour eux, il n’y a rien de plus naturel que de se retrouver assis sur leur vélo. « On aime beaucoup ça. C’est rendu un mode de vie. On fait beaucoup de vélo et on fait ce qu’il faut pour rester en forme. […] Souvent le soir, lorsque l’on se couche, on planifie déjà la sortie en vélo du lendemain », raconte Manon Renald.

Pour son conjoint, qui s’implique à titre de président du Club cyclisme Roberval, la pratique du vélo offre de nombreux avantages. « C’est un choix de vie. Il y a le sport comme tel, qui est une activité hyper intéressante, et il y a aussi le plaisir d’être dehors et de profiter du beau temps. À cela s’ajoute le volet entraînement. Ça s’insère bien dans notre façon de vivre, soit d’essayer de rester en santé et de profiter de la vie. »

Et sortent-ils toujours en couple ? « C’est rare que l’on pédale seul », confirme sa conjointe.

Le monde ou le Lac

En plus de partager une passion commune pour le vélo, le couple voyage beaucoup. Selon eux, la Véloroute des Bleuets n’a rien à envier aux circuits cyclables que l’on retrouve ailleurs dans le monde.

« Nos destinations voyages à l’extérieur du pays sont toujours des destinations vélo. On a fait beaucoup de voyage en Europe, l’Italie, la France, l’Espagne et le Portugal. Ça nous donne des critères de comparaison de ce que la Véloroute offre ici, au Québec. C’est un des beaux circuits que l’on peut faire », affirme Claude Laroche sans trop hésiter.

« Chaque année, on a des amis qui viennent pour la première fois et nous en avons d’autres qui reviennent. Ce sont toujours les mêmes commentaires : “C’est dont bien beau !” et “C’est dont bien ‘l’fun” ! C’est un circuit en ruralité avec un peu de challenge, comme pour certaines sections entre Chambord et Desbiens, et même Métabetchouan. Ce n’est pas juste un circuit plat et ça amène des petits défis, raconte sa partenaire de vie. On emploie souvent les mots “grandiose” et “immensité” lorsque l’on parle de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et on le voit vraiment dans ces sections-là. On a un point de vue extraordinaire sur tout le lac et c’est à ce moment qu’on apprécie vraiment l’effet de grandeur de la région. »

Pour Claude Laroche, c’est exactement à cet endroit que se retrouve son secteur préféré. « Mon coup de coeur, c’est le secteur entre Chambord et Métabetchouan. C’est un coin magnifique. Tout de suite en sortant de Chambord, tu as quelques montées et des virages qui ressemblent un petit peu à ceux que l’on retrouve en Europe. C’est beau et dépassé Desbiens, tu as toujours une vue sur le lac. En plus, sur cette section, on est loin de la circulation automobile. On n’entend presque pas de bruit. »

Pour confirmer ses dires, il n’hésite pas à raconter son anecdote concernant l’animateur et journaliste Alain Gravel. « Il était venu ici faire du vélo avec nous autres. Comme il savait que nous étions des gens qui allaient souvent pédaler en Europe sur le bord de la mer Méditerranée, il m’a demandé pourquoi on allait là-bas, alors que l’on se trouvait déjà sur le bord de la Méditerranée ! »

Fierté régionale

Utilisateurs réguliers de la Véloroute, ils en sont aussi très fiers. « Absolument ! Fière, choyée et privilégiée », commente Manon Renald.

« Mis à part la beauté de la région, ce qui distingue la Véloroute des Bleuets, c’est le circuit en boucle. C’est assez rare et c’est un gros avantage. [...] Pour avoir fait d’autres régions au Québec, on est vraiment gâtés ici. C’est un produit parmi les plus beaux de la province », conclut Claude Laroche.