Le député de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert (à gauche), a procédé à l’annonce d’un programme d’aide aux entreprises oeuvrant dans la transformation d’acier et d’aluminium. Il est accompagné de Stéphane Bergeron, directeur régionale de DEC, et Stéphan Simard, directeur recherche et développement au Centre des technologies de l’aluminium.

Aluminium et acier: 26M$ pour les PME

Les PME œuvrant dans la transformation de l’aluminium et de l’acier touchées par la surtaxe américaine de 10 % pourront accéder à de l’aide financière jusqu’à hauteur de 26 M $ réservée pour le Québec pour les aider à mettre sur pied des projets innovateurs.

Le député de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, au nom de son collègue de Développement économique Canada, Navdeep Bains, a annoncé de nouvelles mesures totalisant 100 M $ pour le pays destinées à soutenir les entreprises touchées. L’aide apportée prend la forme de contributions non remboursables destinées à améliorer la productivité, l’innovation ou la compétitivité. L’appui est offert aux PME au fort potentiel de croissance, au soutien de la démonstration de technologies et la commercialisation et la diversification de marchés. 

Le soutien peut varier de 150 000 $ à 1 M $ pour soutenir au plus 45 % des coûts admissibles, a précisé M. Hébert. Toutefois, la priorité est accordée aux projets soumis avant le 8 avril, selon la formule du premier arrivé, premier servi.

Le député a mentionné qu’à l’échelle canadienne, 300 entreprises peuvent être admissibles à l’aide proposée. 

« Des entreprises ont été énormément affectées par l’imposition de la nouvelle taxe. Elles paient leur acier et leur aluminium beaucoup plus cher. Pour les compagnies qui sont sur le point de déclarer faillite, ce n’est pas une bouée qu’on va leur envoyer puisqu’on est soumis aux règles de l’ALENA », a déclaré M. Hébert.

Parmi les entrepreneurs présents à la conférence, Patrick Bourgeois, président d’Industrie GRC, voit d’un bon œil l’aide apportée par le fédéral. 

« C’est un projet qui peut nous aider. On a déjà des projets d’investissement en équipement au niveau de la numérisation. Cette nouvelle est vraiment bonne. On a déjà des projets sur la pile et dès cet après-midi, on va travailler pour déposer le projet », a-t-il commenté. 

M. Bourgeois, dont l’entreprise œuvre dans la production en séries de pièces de découpe d’aluminium, a mentionné que son entreprise a réussi à décrocher des contrats qui étaient autrefois réalisés en Asie.

Michel Lavoie, président de PCP Canada, ajoute que l’aide annoncée peut être intéressante, mais que la décision fondamentale est reliée à l’abolition de la taxe sur l’acier et l’aluminium. L’ajout de la taxe de 10 % peut facilement se solder par des chèques supplémentaires de 150 000 $ à 200 000 $ par mois émis au nom du gouvernement américain, ce qui affecte grandement les liquidités des entreprises. 

Heureusement, selon lui, des aides comme le financement de la taxe jusqu’à 75 % remboursable avec intérêts offertes par Investissement s’ajoutent aux mesures annoncées par le fédéral.