Une centaine de personnes ont assisté au déjeuner-conférence organisé par la CIDAL, jeudi à l’Hôtel Universel d’Alma.

Alma veut un incubateur d'entreprises numériques

À moins que Saguenay mette le pied sur la pédale, le premier incubateur d’entreprises numériques de la région devrait voir le jour à Alma en 2018.

Ce type structure, qui offre principalement de l’hébergement et de l’accompagnement aux entreprises en démarrage, existe dans plusieurs villes du Québec. Mais le Saguenay-Lac-Saint-Jean accuse un retard en cette matière, estime le maire Marc Asselin et président de la Corporation d’innovation et développement Alma-Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL) qui pilote le projet d’incubateur. 

« On est en retard dans ce domaine, mais on va remédier à ça avec notre projet. Et ça va aller rapidement », assure le président de l’organisme de développement économique fondé en janvier 2017.

Les incubateurs sont des lieux physiques qui favorisent l’éclosion de projets entrepreneuriaux. Souvent confondu avec le « coworking » qui propose de petits espaces locatifs pour briser l’isolement des travailleurs autonomes, l’incubateur est un lieu de transition. Dès que l’entreprise est bien en selle, elle déménage dans un autre local. « Beaucoup d’entrepreneurs ont dû aller à l’extérieur pour démarrer leur entreprise. Ce que je dis, c’est qu’ils n’auront plus besoin d’aller à l’extérieur pour le faire. Il y aura tout ici, en outils de base. Et quand on parle de numérique, on peut faire des affaires à Los Angeles à partir d’Alma », pointe le maire d’Alma. 

L’incubateur devrait accueillir principalement des entreprises numériques ou spécialisées en technologies de l’information et de la communication. Mais les dirigeants de la CIDAL se montrent ouverts à accueillir tout bon projet en démarrage. 

À la fin de l’été, la Corporation a donné un mandat de 30 000 $ à la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour réaliser le plan d’affaires lié à ce projet. À quel endroit sera situé l’incubateur ? Est-ce que la corporation doit construire un nouveau bâtiment ou louer les locaux ? Le plan d’affaires, qui devrait être déposé avant la fin de l’année, permettra à la CIDAL de prendre des décisions plus éclairées.

La CIDAL, rappelons-le, est la nouvelle entité qui remplace le Centre local de développement. L’organisme est également responsable de l’aéroport d’Alma, du Centre d’excellence sur les drones, de la Dam-en-Terre et de Tourisme Alma-Lac-Saint-Jean. Penchant jeannois de Promotion Saguenay, ce guichet unique permet aux entrepreneurs d’avoir tous les services au même endroit. Plusieurs professionnels experts en accompagnement d’entreprise travaillent pour l’organisation. Mais en raison de la fusion fiscale et administrative incomplète, les dirigeants de la CIDAL ont décidé de donner le mandat du plan d’affaires à une firme externe. 

En effet, la CIDAL regroupe cinq conseils d’administration. Deux devraient d’ailleurs fusionner au cours des prochaines semaines. 

« La structure est en place, mais il y a encore du travail. Notamment sur le plan fiscal, ce qui n’est pas à négliger. Il y a des protocoles, de la papeterie à régler. On ne pouvait pas attendre de finaliser la structure, car il y a des besoins sur le terrain. On a arrêté deux mois, et les entrepreneurs nous disaient que ça paraissait », détaille Marc Moffat, le directeur général de la nouvelle corporation.