Abandonné depuis sept ans, l’immeuble qui a autrefois abrité Don Greco devrait tomber sous le pic des démolisseurs.
Abandonné depuis sept ans, l’immeuble qui a autrefois abrité Don Greco devrait tomber sous le pic des démolisseurs.

Alma veut démolir deux immeubles abandonnés

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Deux immeubles commerciaux de la ville d’Alma devraient bientôt passer sous le pic des démolisseurs.

L’immeuble qui a abrité les restaurants Don Greco, Les Colombes et plus récemment les Poivrons, est laissé à l’abandon depuis plusieurs années et « représente un danger » pour la population, rapporte un rapport d’ingénierie commandée par les élus almatois.

Même son de cloche pour l’immeuble situé au 3322 avenue du Pont Nord. Le bâtiment, qui comprend des logements et une section commerciale, est abandonné depuis 2014. Et le rapport des experts pointe également un danger, notamment en raison de la proximité de la route régionale.

Pour aller de l’avant avec la démolition, payée par les contribuables, les élus ont confié le dossier à leur firme d’avocat pour lancer une requête en démolition de l’immeuble. Les propriétaires des lieux, s’ils se manifestent, pourront faire arrêter la démolition en échange de travaux de mise à niveau.

« On a essayé pendant des années de s’entendre avec les propriétaires. Mais il n’y a rien à faire. Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’on fait ça. Il y a des frais attachés aussi », a plaidé le maire Marc Asselin, lundi, en marge de la séance du conseil municipal.

Un immeuble commercial et résidentiel de l’avenue du Pont Nord, abandonné depuis plus de six ans, devrait disparaître du paysage almatois.

Un des deux immeubles se trouve près de la rivière Petite-Décharge. En le démolissant, les automobilistes et marcheurs en provenance du nord auraient une vue plus ouverte sur le centre-ville.

Une première séance publique

La première séance devant public du conseil de ville d’Alma n’a pas attiré les foules. Il y avait d’ailleurs plus de journalistes que de citoyens, mardi soir. Seulement deux personnes se sont déplacées pour revoir leurs échevins, après 7 mois d’absence à la salle du conseil.

Et dans l’une des rares interventions citoyennes, une dame tenait simplement à féliciter et remercier les élus de leur « bon travail ».

« Des fois, les membres du conseil vont recevoir des bêtises. Ma mère m’a élevé à traiter les gens correctement », a exprimé la dame, en justifiant sa sortie empreinte d’empathie.

Une intervention qui venait à point pour les élus, alors que les menaces et les critiques violentes semblent devenir monnaie courante pour la classe politique.

« Ça fait du bien de recevoir de l’encouragement des gens », a laissé tomber le maire Marc Asselin.

Trois journalistes et deux citoyens ont assisté à la première séance publique du conseil municipal d’Alma depuis le début de la pandémie, mardi soir. Le nombre de participants est limité à dix personnes.