Alma s’oppose à la réforme caquiste sur la taxation agricole

Les élus d’Alma s’opposent au projet de loi 48 qui vise notamment à alléger le fardeau fiscal des agriculteurs.

Le gouvernement caquiste souhaite instaurer un plafond pour la valeur imposable des terres agricoles pour aider les entreprises agricoles à faire face à la hausse fulgurante de l’évaluation foncière. Une main tendue qui ferait cependant mal aux municipalités, lesquelles risquent de perdre des revenus de taxation.

« On comprend que le marché est plus difficile. Des produits extérieurs entrent de plus en plus ici et font concurrence avec nos agriculteurs. Mais il faut aussi être prudents. À partir du moment où on a des pertes vis-à-vis la taxation municipale, nous devrons la transférer à d’autres citoyens », a pointé le maire d’Alma, Marc Asselin, en marge de la séance du conseil tenue lundi soir.

Ce dernier se défend de vouloir partir en guerre contre les agriculteurs. Au contraire, plaide le maire, qui rappelle que le milieu agricole bénéficie déjà de conditions fiscales avantageuses, avec un taux de taxation plus faible que toutes les autres industries. Après avoir constaté la montée en flèche de la valeur des terres, une hausse d’environ 43 % au cours des cinq dernières années, Alma a instauré un taux de taxation inférieur aux autres catégories.

« On a fait notre travail et on réduit le taux. Il est de 0,08 $ de moins que celui du résidentiel. Si le gouvernement veut aider les agriculteurs, bien qu’il le fasse et qu’il assume lui-même les frais. On donne de plus en plus de responsabilités aux municipalités, mais on enlèverait d’un autre côté ses revenus. Le cas des commissions scolaires et des terrains que nous devons céder nous le montre encore », déplore le maire, en parlant du récent amendement au projet de loi sur l’abolition des commissions scolaires obligeant les municipalités à céder des bâtiments ou des terrains.


« Il faut aussi être prudents. À partir du moment où on a des pertes vis-à-vis la taxation municipale, nous devrons la transférer à d’autres citoyens. »
Marc Asselin

Cette résolution de la Ville d’Alma fait suite à l’appel lancé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

L’Union des producteurs agricoles (UPA) se montre en faveur de cette réforme de la taxation foncière agricole. Elle aurait toutefois souhaité que la valeur de la production d’une terre soit imposée, et non la valeur de la terre. Une façon de contrer la hausse du compte de taxe causée par la spéculation foncière.

La valeur des terres a subi des hausses dramatiques depuis 20 ans, dépassant de loin les augmentations de la valeur du milieu résidentiel.

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650 000$ POUR LE CHAUFFAGE ET LA CLIMATISATION DE L'HÔTEL DE VILLE

Alma poursuit la mise en beauté de son hôtel de ville. Après avoir refait des travaux sur le bâtiment extérieur, les systèmes de chauffage et de climatisation seront remplacés au coût de 640 000 $. Ce projet s’inscrit dans une vaste rénovation de l’édifice patrimonial évalué à plus de 1,2 million de dollars. 

« Notre hôtel de ville a besoin d’amour. Ce sont des sommes importantes, mais nous devons avoir un nouveau contrôle sur ces systèmes. Les gens ne sont pas bien dans le bâtiment, les rideaux se promènent seuls parce qu’il fait froid, les employés utilisent des petites chaufferettes électriques. Il est temps de mettre de l’ordre dans cet hôtel de ville », exprime le maire d’Alma, Marc Asselin.

À la suite de cette mise à niveau, la Ville compte changer les fenêtres du bâtiment situé en plein cœur du centre-ville et effectuer différentes rénovations à l’intérieur.

« On y va graduellement. Les gens ont vu qu’on s’est occupé suffisamment de la ville, des différents endroits. Je pense qu’ils comprennent nos investissements dans notre édifice municipal. Ça va permettre aux employés d’être mieux et de rendre notre hôtel de ville plus beau et performant. »