Le maire d'Alma Marc Asselin.

Alma resserre ses règles sur la prospection des hydrocarbures

Alma resserre davantage les règles en ce qui a trait à la prospection d'hydrocarbures. Elle se dote d'une réglementation pour agrandir le rayon de protection entre les sources d'eau potable et les opérations visant l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures sur son territoire.
Le conseil municipal s'est réuni en séance extraordinaire, lundi soir, pour aller de l'avant avec l'adoption d'un nouveau règlement. La municipalité se joint du même coup à un mouvement provincial. 295 municipalités ont adopté une dérogation afin d'accroître les distances séparatrices de 500 mètres horizontalement et de 400 mètres verticalement devant être respectées entre les sources d'eau potable, les aquifères et tout sondage stratigraphique ou puits gazier ou pétrolier. 
« Ce règlement renforce les règles déjà établies que nous considérons insuffisantes pour protéger nos eaux de source, souterraines ou nos alimentations d'eau potable. Plusieurs municipalités ont fait la même chose », affirme le maire Marc Asselin. 
Le 10 mai 2016, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) refusait de statuer sur la demande de dérogation commune présentée par les 295 municipalités qui réclamaient de tels changements. 
Ses devoirs
Il évoquait qu'un règlement municipal reprenant les normes et objets contenus dans la requête commune soit adopté par chacune des municipalités. À l'instar des autres localités concernées, Alma a donc fait ses devoirs et emboîté le pas.
« Nous voulons nous assurer d'être bien protégés s'il arrivait des prospecteurs sans scrupule qui décidaient de percer dans la rue Sacré-Coeur par exemple. Nous sommes certains d'avoir nos propres règles et qui font force de loi. »
Ainsi, Alma demande à ce que l'exploration ou l'exploitation d'hydrocarbure s'effectue à deux kilomètres de tout puits artésien ou de surface desservant 20 personnes ou moins ou à six kilomètres s'ils desservent au-delà de 20 personnes. Le règlement prévoit un périmètre de dix kilomètres de tout lieu de puisement d'eau de surface alimentant l'aqueduc municipal. 
« Nous sommes plus sévères que la base établie qui laissait beaucoup de manoeuvres à des prospecteurs. On se protège mieux », termine le maire Asselin. Le règlement entrera en vigueur dès qu'il aura reçu l'approbation du MDDELCC.
Le poste de Pascal Pilote convoité
Le poste qu'occupait l'homme d'affaires Pascal Pilote au sein du conseil municipal d'Alma est convoité. À ce jour, trois candidats ont confirmé qu'ils tenteront de lui succéder.
Après l'annonce de la candidature d'Audrée Villeneuve il y a quelques semaines, c'est au tour d'Audrey Beaulieu et de Samuel Tremblay de se lancer dans la course en vue de pourvoir le siège #7 lors des élections municipales de novembre prochain.
« J'y pensais depuis quelques années. Je suis une fille de projet et de mouvement. Ma piqûre est venue il y a deux ans lorsque nous avons fait refaire le parc de mon quartier. Il était désuet. J'ai constaté qu'il est possible de faire bouger les choses », affirme la future candidate. 
Mme Beaulieu est propriétaire d'un salon de coiffure depuis peu à Alma. Elle évolue dans ce domaine depuis 17 ans. 
Parmi ses implications, la principale intéressée a occupé la vice-présidence du Club de patinage artistique Les Axels d'Alma pendant plusieurs années. Depuis deux ans, elle occupe la présidence du conseil d'administration du CPE La Bambinerie. Elle a aussi parrainé une famille lors du Généreux Noël, en décembre dernier. 
Pour sa part, Samuel Tremblay souhaite aider son prochain. « Je veux rencontrer les gens afin de connaître leurs attentes envers moi et la municipalité. Je me ferai un point d'honneur de bien les représenter » mentionne M. Tremblay.
Conducteur d'autobus scolaire depuis 20 ans, M. Tremblay a le fervent désir d'être au service des citoyens. « J'aime être en contact avec le public. Je souhaite améliorer la qualité de vie de nos quartiers. Je m'occuperai également de la jeunesse », poursuit-il.
Le futur candidat a organisé pendant 18 ans des événements Grandeur nature. Il est impliqué dans son syndicat et a oeuvré dans l'organisation de la finale des Jeux du Québec. Pendant plusieurs années, il a aussi tenu une école de taekwondo.