Le maire d’Alma, Marc Asselin

Alma poursuit ses acquisitions

Alma a fait un pas de plus vers son projet de forêt urbaine dans le secteur de la pointe des Américains, en faisant l’acquisition de plusieurs parcelles de terre en vertu d’une promesse d’achat conclue avec la firme Domaine Jolinaud.

Les conseillers ont appuyé le projet de résolution en séance ordinaire du conseil municipal, lundi soir, à l’Hôtel de ville d’Alma. Selon le document fourni, le coût d’acquisition est de 235 000 $, taxes en sus, en plus d’une compensation de 70 000 $ à Domaine Jolinaud pour dommages, troubles et inconvénients.

De ce montant, il faut déduire une somme de 114 000 $, que le vendeur doit à la Ville d’Alma dans le cadre de l’entente pour le développement domiciliaire de la rue de la Voie Lactée.

Les lots acquis représentent une superficie de plus de 410 000 mètres carrés.

Au terme de la séance du conseil, le maire d’Alma, Marc Asselin, a rappelé que le projet de forêt urbaine sur ce vaste territoire datait de l’époque de Joseph-Léonce Desmeules, maire d’Alma au milieu des années 60. Selon M. Asselin, la Ville possède maintenant la grande majorité des terres qui s’étalent du pont Carcajou au pont Jean-F.-Grenon. La pointe des Américains se trouve à être le début de la rivière Saguenay.

« Elle a une histoire exceptionnelle », a soulevé le maire Asselin, citant en exemple les pêches miraculeuses et la visite de personnes influentes d’autrefois.

« Le projet était de faire un lieu touristique, a-t-il ajouté. Notre Société d’histoire a des recherches assez exhaustives sur le passé de la pointe des Américains. »

En plus de faire des rappels sur l’historique de l’endroit, Alma caresse le projet de développer des sentiers de ski de fond, de raquettes et de vélo de montagne, entre autres. « Pour nous, ça ferait un terrain de jeu idéal pour la population », a fait remarquer M. Asselin.

Si les terres ont appartenu à divers particuliers au fil des ans, le développement difficile du secteur en a découragé certains, qui ont fait face à un territoire rocailleux et montagneux.

« On est très heureux de dire qu’on possède maintenant entre 80 et 90 pour cent du territoire, a souligné le premier magistrat. Il n’est pas question de menacer les propriétaires privés restants, mais je pense qu’il est envisageable d’acquérir le reste des terres dans le futur. On y va par étapes, considérant que c’est un projet qui va demander des investissements assez importants. »

Alma entend maintenant faire progresser le dossier avant de présenter un projet global. Devant son ampleur, Marc Asselin a indiqué que des subventions gouvernementales pourraient être sollicitées.