En adoptant cette façon de faire, Marc Asselin et ses acolytes ont fait une rupture avec le passé. Alma a maintes fois été citée en exemple pour sa transparence, à une époque où les demandes d'accès à l'information s'accumulent à Saguenay.

Alma n'achètera plus de véhicules neufs

La ville d'Alma ne fera aucun achat de véhicule tant et aussi longtemps que le conflit chez les concessionnaires automobiles ne sera pas réglé. Plus de deux ans après le début du lock-out, le maire Marc Asselin a décidé de mettre un frein aux achats pour lancer un signal aux employés de garage et aux patrons.
« On a décidé de suspendre les achats jusqu'à ce que le conflit se termine. On veut démonter que ça a assez duré. On souhaite que les gens se parlent et finissent par s'entendre », exprime le maire d'Alma.
La ville ne compte pas non plus acheter des véhicules chez les concessionnaires qui ne sont pas en conflit. « On ne veut pas prendre position, donc à notre avis, le meilleur des pas est de ne pas faire d'appels d'offres de véhicules du tout. On a souvent besoin de véhicules, mais on va attendre avant d'en acheter. On peut endurer les nôtres encore, surtout si ça peut encourager les gens à régler au plus vite, car là, c'est tout le monde qui subit les conséquences, les employés, les employeurs et même les clients », mentionne le maire Marc Asselin. Ce dernier est l'un des rares élus à prendre une telle position. Il y a un an, le maire de Saguenay avait décidé de repousser l'achat de véhicules de patrouille destinés au service de police.