Alma: des élèves suspendus pour avoir filmé d’autres jeunes dans la douche

Trois élèves du pavillon Wilbrod-Dufour d’Alma ont été suspendus pour avoir filmé avec un cellulaire trois autres jeunes dans les douches du centre Mario-Tremblay d’Alma, à la suite d’une activité de hockey. La Sûreté du Québec (SQ) mène une enquête à ce sujet.

Outre la suspension, les jeunes contrevenants devront réaliser des démarches de réparation auprès des victimes, en plus de participer à un suivi psychosocial. 

À la suite d’une dénonciation faite par des élèves, l’établissement scolaire a, sans hésiter, communiqué avec les policiers, étant donné la nature des gestes posés. La Commission scolaire du Lac-Saint-Jean confirme que la SQ mène une enquête. 

Des accusations reliées à la production, à la possession et à la distribution de matériel de pornographie juvénile pourraient être déposées.

Questionnée quant à la durée des suspensions, la directrice générale adjointe et secrétaire générale à la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, Christine Flaherty, souligne que les degrés d’implication des jeunes sont différents.

Mme Flaherty se fait rassurante en confirmant qu’aucune diffusion à grande échelle des images n’a eu lieu. Par ailleurs, elle souligne que les victimes ont également accès à du soutien. 

Les parents des élèves concernés sont impliqués dans les procédures. 

Sensibilisation

Mme Flaherty rappelle que la sensibilisation est déjà présente au coeur des établissements de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean. Elle cite en exemple les rencontres qui incluent parfois la Sûreté du Québec et qui sont faites avec les étudiants des différents programmes. Elle ajoute que l’équipe d’intervenants sociaux est en action depuis l’événement.

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LA SQ INSISTE SUR LA GRAVITÉ DES GESTES

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu, refuse de commenter le dossier du pavillon Wilbrod-Dufour. Il se tourne plutôt vers la prévention. 

« À partir du moment où un enfant a un cellulaire entre les mains, une éducation parentale ou d’une personne d’autorité doit être faite en ce qui concerne la captation d’images et d’informations distribuées. Cela vaut pour les images de soi et d’autrui », explique le sergent Hugues Beaulieu. 

Il rappelle que des accusations criminelles peuvent être portées envers une personne de plus de 12 ans. 

« Peu importe la situation, qu’il y ait consentement ou non de la personne filmée, cela ne change en rien la nature du geste posé », conclut-il.