La salle du conseil d’Alma était bondée, lundi soir. Plus de 70 personnes, dont des parents accompagnés de leurs enfants, assistaient à la rencontre.

Alma : l'environnement au coeur des discussions

L’environnement et ses nombreux enjeux se sont invités à la séance ordinaire du conseil municipal d’Alma, lundi soir, alors que plus de 70 citoyens s’y sont présentés.

Par leur présence, ils espéraient que les élus confirment l’urgence d’agir et, par le fait même, appuient la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique. Les Almatois impliqués devront patienter avant de connaître les intentions et les actions de la Ville à ce sujet. 

Au courant des dernières semaines, à travers le Québec, plus de 150 municipalités ont appuyé une déclaration du genre alors que plus de 200 000 personnes ont pris position en signant le Pacte pour la transition.

« Considérant que les actions inadaptées des acteurs politiques des gouvernements en place sont insuffisantes pour contrer le phénomène, nous estimons que notre municipalité, par l’entremise de nos élus, peut et doit mettre l’épaule à la roue parce qu’il y a péril en la demeure », a exprimé la citoyenne Véronique Côté chargée de faire la lecture de la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique.

L’accueil du maire Marc Asselin en aura surpris plusieurs alors qu’il a répondu à diverses questions en se basant sur le budget, la taxation et les dépenses engendrées.

« On va prendre ce que vous demandez. On devra étudier ça en conseil. Ce sont tous des élus qui représentent la population globale de la ville d’Alma, pas un groupe plus au détriment d’un autre », a-t-il répondu. « Votre liste d’épicerie pourrait prendre deux ou trois mandats. Je ne sais même pas si je vais être là pour la fin », a-t-il ajouté.

Le maire d’Alma aura finalement adouci le ton. « On va regarder vos demandes. On va essayer d’en intégrer au plan de match du développement durable », a-t-il ajouté en fin d’intervention.

La période de questions aura, pour une rare fois, été tendue à la salle du conseil d’Alma. Le premier magistrat n’a guère apprécié une question reliée à sa connaissance du capitalisme. Dans cet échange froid, Marc Asselin n’a pas hésité à rappeler son rôle. « Je suis à la tête d’une ville qui essaye de rester en santé et qui donne des services à la population ».

Force est d’admettre que l’environnement ne laisse personne indifférent. Quatre conseillers ont pris la parole durant cette période de questions, dont la conseillère du district 7, Scott Audrée Villeneuve. « Pour moi, c’est un signe clair que ça doit faire partie de nos préoccupations », a-t-elle mentionné.

L’exercice démocratique de lundi soir aura permis à certains élus de faire le constat que les actions et le plan de développement durable d’Alma ne sont pas connus de ses citoyens. Plusieurs conseillers ont semblé surpris de constater que les Almatois n’étaient pas informés des actions environnementales qui se font sur une base régulière.

Bien connu pour ses nombreux projets, le citoyen Gérald Tremblay est d’avis qu’il est difficile de connaître les actions concrètes et positives de la ville face à l’environnement. « On a besoin de savoir ce qui se passe à la ville d’Alma. Nous ne savons pas tous les gestes qui sont faits. Je crois que cela a bien été accueilli. Toutefois, je suis un peu surpris de la réception du maire qui semble l’avoir mal pris. Cette action ne se voulait pas méchante », a-t-il expliqué à la fin de la séance.

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DIMINUTION DE LA VITESSE À 70 KM/H À SAINT-COEUR-DE-MARIE

(Annie-Claude Brisson) — Les automobilistes empruntant la route 169 qui traverse le secteur de Saint-Coeur-de-Marie devront réduire leur vitesse alors que le ministère des Transports du Québec (MTQ) fera passer la limite de 90 km/h à 70 km/h, à compter du 17 décembre. 

La mesure concerne la sortie ouest de l’ancienne municipalité. La nouvelle signalisation fera son apparition au courant des prochains jours. 

Au cours des derniers mois, une étude a été réalisée par le MTQ dans ce secteur. Les différents points évalués ont mené à la décision d’abaisser la vitesse. 

La présidente du comité des travaux publics à la ville d’Alma, Sylvie Beaumont, affirme que, pour le MTQ, la portion Est du District 1 d’Alma est considéré comme sécuritaire. 

La Ville a réalisé quelques actions, dont la diminution des entrées, afin d’assurer un maximum de sécurité. Par ailleurs, de l’affichage concernant le risque de cette zone glissante sera ajouté. 

« On n’a pas juridiction sur cette route. On ne peut que faire des recommandations au MTQ qui prend la décision finale », a mentionné le conseiller de district 1 Saint-Coeur-de-Marie—Delisle, Olivier Larouche.

Des citoyens concernés ont manifesté leur satisfaction tout en rappelant l’importance d’agir également de l’autre côté de l’ancienne municipalité.