Me Dominic Bouchard, qui représente les intérêts du Zoo de Falardeau, a qualifié de «mensongères» les allégations de cruauté envers les animaux d’ex-employées de l’entreprise publiées dans Le Quotidien mercredi.
Me Dominic Bouchard, qui représente les intérêts du Zoo de Falardeau, a qualifié de «mensongères» les allégations de cruauté envers les animaux d’ex-employées de l’entreprise publiées dans Le Quotidien mercredi.

Allégations de cruauté envers les animaux: un «tissu de mensonges», dit l’avocat du Zoo de Falardeau

Le Zoo de Falardeau et son avocat, Me Dominic Bouchard, réagissent « fermement » aux allégations rapportées par Le Quotidien, mercredi, à partir de témoignages d’une dizaine d’ex-employées. Elles « sont fausses, mensongères et reposent sur des impressions et des conclusions sans fondements », écrit le criminaliste, dans un communiqué-fleuve transmis en fin de soirée, mercredi.

L’entreprise qualifie l’initiative des anciennes employées de l’établissement touristique de « tissu de mensonges » motivé par la vengeance.

« Nous mentionnons, sans aucune ambiguïté, qu’il s’agit d’un tissu de mensonges faits de manière concertée par d’ex-employées qui, par vengeance, veulent s’en prendre à la réputation du Zoo de Falardeau », a d’abord réagi Me Dominic Bouchard, mercredi matin.

« Nous aurons une réplique à produire », avait-il ajouté, promettant une communication aux médias dans le courant de la journée, laquelle est venue vers 20 h 30, après plusieurs demandes du Quotidien.

Le communiqué revient sur la plupart des éléments rapportés, en plus d’affirmer que « le Zoo de Falardeau est un organisme qui se voue entièrement au bien-être des animaux, dont la sécurité et le confort sont la priorité en tout temps ».

Ensuite, l’avocat enchaîne en stipulant que la mission des propriétaires, Daniel Gagnon et Suzie Girard, « est difficile, mais nécessaire ».

Sur quatre pages, le criminaliste fournit la version de l’entreprise sur les faits présumés, dont les qualifications du personnel, le cacatoès mort gelé, les autruches laissées en enclos, la chèvre retrouvée gelée, l’euthanasie de bêtes, les soins inappropriés au léopard d’Afrique, les délais de traitement, la tigresse mise en retrait et vendue pour la peau, les antilopes et les autruches enfuies, la « pouponnière cimetière », les bébés retirés trop tôt qui souffrent de stress et la démission desdites employées.

Par exemple, le criminaliste écrit que la mort d’un animal causée par le stress d’être avec le public est un événement qui « ne s’est jamais produit » et le cacatoès « était alors sous la responsabilité d’une employée qui avait de son propre chef décidé de personnaliser les soins ».

La direction du Zoo de Falardeau soulève également l’article 12 de la Loi sur le bien-être et la sécurité des animaux, lequel stipule que « lorsqu’un animal est abattu ou euthanasié, son propriétaire, la personne en ayant la garde ou la personne qui effectue l’abattage ou l’euthanasie de l’animal doit s’assurer que les circonstances entourant l’acte ainsi que la méthode employée ne soient pas cruelles et qu’elles minimisent la douleur et l’anxiété chez l’animal ».

Évidemment, Le Quotidien n’a pas pu valider l’ensemble des prétentions de l’entreprise avant d’aller sous presse.

Le propriétaire du Zoo de Falardeau, Daniel Gagnon, avait déjà nié en bloc une première fois les allégations, dans les pages du Quotidien, mercredi matin, lorsqu’il avait été invité à réagir aux accusations formulées par d’ex-employées. Il avait également qualifié la démarche des anciennes employées de « malveillante ». « Ça vient de sonner la fermeture du zoo », avait-il alors exprimé.