Élus le 21 octobre dernier, Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard ont appris leurs nouvelles fonctions au sein du Bloc québécois, mercredi, à Ottawa.

Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard obtiennent des responsabilités dans le cabinet fantôme du Bloc

Le député bloquiste de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, voit deux dossiers lui être confiés, soit ceux de la francophonie et de la coopération internationale. De son côté, son voisin de circonscription, Mario Simard, dans Jonquière, hérite des ressources naturelles qu’il compte piloter en compagnie de son collègue.

« J’ai voyagé beaucoup dans le monde. J’ai été impliqué à plusieurs niveaux dans des productions cinématographiques à travers la planète. J’ai moi-même été dans l’humanitaire étant plus jeune », a mentionné celui qui représente le Bloc québécois dans Lac-Saint-Jean, mercredi, alors qu’il était de retour d’Ottawa.

M. Brunelle-Duceppe ajoute que le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean sera un partenaire important dans le cadre de son travail.

Alexis Brunelle-Duceppe est tout aussi heureux que son chef lui ait confié le dossier de la francophonie. Celui qui se définit comme un amoureux de la langue française compte travailler à ce que le Québec soit « un acteur important au niveau international pour la francophonie ».

Le bloquiste, qui amorce son nouveau défi politique, est conscient du travail qui l’attend. « Je suis en mode collaboration et rassemblement. C’est le maximum de gens qu’on peut rassembler pour mener à bien les dossiers. C’est ma vision de faire de la politique. [...] J’ai des devoirs à faire et des croûtes à manger. Je commence. Je me suis dit que je veux défoncer des portes et apprendre pour pouvoir servir la population », a-t-il confié.

Mario Simard obtient les ressources naturelles

Le député bloquiste s’est réjoui de la tâche confiée à son voisin de circonscription, Mario Simard. « Je suis vraiment content. Mario hérite des ressources naturelles. C’est un dossier qui reste au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On va travailler ensemble là-dessus parce que la forêt touche toute la région et tout le Québec. On a une vision très régionale. On fait pas mal tout en équipe depuis le début », a-t-il expliqué.

Le principal intéressé a également confié sa satisfaction quant à l’obtention de ce dossier. « C’était une partie quand même assez importante de ce qu’a été notre plate-forme régionale, surtout la partie du bois d’oeuvre. On avait remis de l’avant le projet de loi sur l’utilisation du bois, un rôle porteur aussi au point de vue de la transition vers les énergies renouvelables », a ajouté Mario Simard.

Le député de Jonquière rappelle qu’au palier fédéral, les ressources naturelles concernent également la transition énergétique ainsi que la question du pipeline qui représente à ses yeux un enjeu incontournable.

« Ça fait la démonstration de nos intérêts divergents entre l’ouest du Canada et le Québec. Depuis de nombreuses années, la part du lion du financement de la recherche et de la grosse industrie, ça va dans l’Ouest canadien. Le soutien financier pour l’industrie forestière, c’est peau de chagrin », a-t-il exprimé.

Celui qui a donné un cours sur le fédéralisme canadien assure ne pas être en terrain inconnu. Il a également travaillé à la remise à jour d’un projet de loi sur le bois alors qu’il était attaché politique au bureau de l’ancien député, Claude Patry.

Le tandem bloquiste de la région aimerait bien, dans les mois à venir, mettre sur pied un forum sur la forêt. Ce sera pour eux la parfaite occasion d’entendre les doléances des acteurs de la forêt privée et de la forêt publique. M. Simard rappelle que l’industrie forestière est un incontournable pour l’économie de transition autant grâce à son utilisation dans les constructions qu’au niveau du volet boisement.

Le député a l’impression de se répéter. « L’agenda du gouvernement fédéral, c’est deux secteurs : l’industrie automobile et l’industrie pétrolière de l’Alberta. Ce sont deux secteurs qui ne cadrent pas du tout avec la transition vers les énergies vertes », conclut-il.

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RENDRE LE BUREAU MOBILE OPÉRATIONNEL

Le bureau mobile du député de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, devrait être en fonction à compter du 13 janvier. Ainsi, son équipe pourra dès le début de l’année 2020 se rendre à la rencontre des citoyens dans chacune des municipalités de la circonscription.

« J’ai parlé à plusieurs maires. Ils voient d’un bon œil le projet. Ils comprennent un peu mieux ce qu’on souhaite faire », explique celui qui a fait de la mise sur place de cette initiative sa priorité.

Un budget supplémentaire a même été alloué au déplacement de l’équipe ainsi qu’à la location des espaces nécessaires afin d’assurer une réussite du projet. D’ailleurs, une personne devrait s’y consacrer à temps plein à compter de la semaine prochaine. 

L’équipe de M. Brunelle-Duceppe élabore l’horaire des mois à venir afin de visiter la trentaine de municipalités tout en respectant l’importance des populations qui y résident.

« L’idée, c’est d’être présent partout. C’est de réussir à servir le plus grand nombre de citoyens possible. Le bureau principal est à Alma parce que c’est la ville avec la plus grande population », précise l’élu fédéral.

Par ailleurs, le bureau almatois du député devrait être aménagé au cours des jours à venir. L’emplacement sera dévoilé sous peu.