Alexandre Cloutier.

Alexandre Cloutier veut protéger les jeunes

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a déposé un projet de loi visant à mettre les enfants et les jeunes du Québec à l’abri de possibles coupes budgétaires.

Le projet de loi 1191 prend une signification bien particulière, car il s’agit de la dernière pièce législative du député avant de quitter la politique provinciale aux termes de son mandat, en octobre prochain. Comme l’affirme le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur et de recherche, le portrait du milieu scolaire québécois est loin d’être reluisant. Les dernières années auront été le théâtre de coupes et d’annonces de sommes au gré des élections, dénonce-t-il. 

Plusieurs facteurs ont motivé le député péquiste, notamment le fait que le Québec « est la province qui investit le moins par habitant dans l’éducation, qui a le plus bas taux de diplomation et où seulement un garçon sur deux obtient son diplôme d’études secondaires dans les cinq années prévues ». 

« Peu importe le gouvernement en place, peu importe les couleurs politiques et peu importe l’humeur budgétaire du moment, dorénavant le budget du ministère de l’Éducation et de la Jeunesse devrait être protégé de toute mesure d’austérité », ajoute-t-il.

Héritage politique

Bien conscient que ce projet de loi pourrait ne pas être accepté avant la fin de l’actuel mandat des libéraux, Alexandre Cloutier espère qu’il sera repris après les prochaines élections. Ce projet est, en quelque sorte, un héritage politique. Cette dernière pièce législative est conforme avec un thème qu’il a porté tout au long de sa carrière politique. Ultimement, le député souhaite envoyer un message aux parlementaires.

« Nous avons un retard historique au niveau de la diplomation et nous n’investissons pas suffisamment. Nous ne pouvons pas couper comme cela a été fait par le passé dans notre jeunesse et dans l’éducation. Si on est sérieux quant à l’avenir de nos jeunes, on devrait placer un bouclier autour du budget du ministère de l’Éducation », avance-t-il.

La loi établissant un bouclier de protection budgétaire des services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse serait une mesure unique au Québec. Un caractère exceptionnel qui découle de grandes lacunes cumulées au fil des années.