Albert Tremblay Meubles ferme ses portes

Après 68 ans d'activité, le magasin Albert Tremblay Meubles, de La Baie, ferme boutique.
Le nouveau propriétaire, Dany Taché, annonce une vente de fermeture qui va se clôturer le 31 mars 2014.
Cette annonce marque la fin d'une autre époque en sol baieriverain, car le commerce de meubles était ouvert depuis 68 ans. À la fin du mois de décembre, une autre entreprise, Odina Simard, a mis la clef sous la porte après 108 ans d'exploitation.
« Je n'ai pas de commentaire à faire. Tout ce que je peux dire, c'est que j'annonce une vente de fermeture qui se terminera à la fin du mois de mars », lance Dany Taché, qui avait acheté le commerce de Jean Tremblay l'automne dernier.
Au moment de la transaction, M. Taché avait annoncé la vente de l'immeuble à Déry télécom, précisant qu'il avait l'intention de construire un tout nouveau bâtiment et d'y installer son commerce de détail. « Mais ça n'a pas fonctionné », a dit Daniel Taché.
Agonie commerciale!
La nouvelle de cette fermeture a semé un certain émoi dans le milieu baieriverain.
La directrice générale du Musée du fjord et citoyenne de La Baie, Guylaine Simard, s'interroge.
« Albert Tremblay Meubles à La Baie ferme ses portes! Cette nouvelle me consterne et m'attriste au plus haut point! Assistons-nous à une lente agonie de la vie commerciale à La Baie ou à une nouvelle mutation de celle-ci? Je ne le sais trop! », lance-t-elle.
« Pour ma part, je tente dans la mesure du possible d'acheter nos biens et nos services dans notre arrondissement, non pas par chauvinisme, mais pour maintenir notre milieu de vie attrayant. Aujourd'hui, je pense à cette phrase célèbre de John Kennedy : "Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour lui". »
Guylaine Simard se demande elle aussi ce que la population peut faire pour maintenir les commerces actifs. Elle s'interroge s'il faut consommer davantage ou encore soutenir les initiatives.
« Il faut maintenir les emplois dans notre secteur. Je félicite tous les efforts de nos commerçants, des instances publiques qui investissent pour que chez nous, il y ait toujours de la vitalité commerciale, une vie socioculturelle. N'oublions pas que nos organismes contribuent aussi à notre développement! J'inclus le musée, bien entendu! »
« Je fais confiance à tous nos intervenants économiques, à nos élus et surtout à nous tous! Nous devons faire partie de la solution pour booster intelligemment notre arrondissement, et ce, au bénéfice de notre ville également! Agissons collectivement : une condition vitale du plein emploi et de la création de la richesse! », conclut Mme Simard.