Le vérificateur Alain Girard

Alain Girard nommé vérificateur général

Le conseil de Saguenay a entériné à l'unanimité, lundi, le choix d'Alain Girard au poste de vérificateur général. Il sera en poste jusqu'au 5 décembre pour un mandat intérimaire de 180 jours et il touchera un salaire de 80 000 $.
Alain Girard effectue ainsi un « second départ » à Saguenay puisqu'il avait occupé la même fonction pendant sept ans avant la nomination de Rina Zampieri.
Malgré l'unanimité du conseil, la décision a tout de même généré quelques prises de bec entre le maire Jean Tremblay et la conseillère Julie Dufour qui a demandé à ce qu'on lui soumette le contenu du contrat de travail intervenu avec M. Girard avant que les élus n'aient à se prononcer.
Cette dernière avait proposé que la résolution soumise fasse l'objet d'un amendement afin que Saguenay procède à l'ouverture du poste pour les sept prochaines années, une proposition que le maire Tremblay a rejetée du revers de la main. Mme Dufour avait déploré qu'elle ait à prendre une décision sans obtenir aucun document ou curriculum vitae de M. Girard.
<p>Julie Dufour, conseillère de Shipshaw</p>
En réplique, M. Tremblay a demandé à Julie Dufour pourquoi elle s'acharnait autant sur le dossier du vérificateur général qui, selon lui, est loin de constituer une priorité pour le simple citoyen. « Vous deviez repartir le Festival forestier de Shipshaw, vous ne l'avez pas reparti. C'est le maire qui préside. Vous êtes tannante. La seule chose qui vous intéresse, c'est les nudistes », a déclaré M. Tremblay.
La conseillère et chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, est intervenue en appuyant Julie Dufour quant à l'absence de documentation tout en se disant favorable à la décision d'embauche.
L'intervention a permis d'apprendre de la bouche du maire Tremblay que la décision d'embauche de M. Girard avait un certain caractère d'urgence. Le maire a expliqué qu'il ne disposait que de trois semaines pour recruter un nouveau vérificateur, négocier avec lui et procéder à l'embauche. Il ajoute que M. Girard savait dans quelle position se retrouvait Saguenay et a négocié en conséquence ses émoluments et ses conditions parmi lesquelles figurent ses frais de déménagement assumés par Saguenay. M. Tremblay a souligné qu'il ne s'agit pas de chantage tout en ajoutant que le poste de vérificateur général n'est pas le sujet le plus préoccupant pour les citoyens.