Le directeur général du Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CQRDA), Gilles Déry, exprime la nécessité de miser sur une certaine collaboration pour affronter les grands défis de l’industrie de l’aluminium.

AL13, un outil toujours pertinent

Le directeur général du Centre québécois de recherche et de développement de l’aluminium (CQRDA), Gilles Déry, a profité du lancement de la revue AL13 pour rappeler que la seule publication scientifique de langue française sur l’aluminium au monde avait franchi le cap des 25 ans et demeurait un outil toujours aussi nécessaire dans le contexte mondial actuel.

« L’ennemi n’est pas ici. Il est ailleurs. Ce sont des fois des paroles creuses pour certains, mais moi, je crois sincèrement à l’importance de travailler ensemble », soutient Gilles Déry, qui a bien retenu le message du président de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard, sur la nécessité de miser sur une certaine collaboration pour affronter les grands défis de l’industrie.

La revue AL13 sera maintenue sous la forme papier, et le CQRDA a lancé un nouveau portail qui permettra de maintenir le lien entre les publications.

L’objectif est toujours de faire connaître aux acteurs de l’industrie les derniers développements et l’évolution des différentes facettes du monde de l’aluminium.

Gilles Déry a profité de l’occasion pour souligner que le ministère québécois de l’Économie venait tout juste de procéder à l’évaluation de la transformation du modèle d’affaire du CQRDA.

Selon son directeur général, le ministère a accordé beaucoup plus que la note de passage au CQRDA pour cette transformation réussie.


«  L’ennemi n’est pas ici. Il est ailleurs. Ce sont des fois des paroles creuses pour certains, mais moi, je crois sincèrement à l’importance de travailler ensemble.  »
Gilles Déry

L’organisme a également vu partir Maurice Duval, celui qui dirigeait tout le volet scientifique depuis 20 ans.

Selon Gilles Déry, le CQRDA a été en mesure d’embaucher Sofiene Amires, un spécialiste de l’industrie de l’aluminium qui possède déjà de bonnes relations dans la région pour avoir travaillé avec l’entreprise Proco Métal d’Alma dans la réalisation de la passerelle du 150e anniversaire de la municipalité.

LA NÉCESSAIRE MODERNISATION AU CANADA

L’industrie canadienne doit traverser les cinq prochaines années avec la perspective d’entreprendre, pendant cette période, une importante phase de modernisation avec l’implantation des anodes inertes du projet Elysis. Cette technologie, combinée à l’hydroélectricité, donnera des avantages exceptionnels à l’aluminium canadien.

Cependant, l’état actuel du marché mondial ne permet pas à l’aluminium vert du Canada de gagner des parts de marché importantes. Selon Jean Simard, l’industrie se concentre dans des petits marchés de niche. Il faudra être patient avant que l’aluminium vert remplace l’aluminium à haute empreinte en carbone dans les grands marchés industriels.

Le marché de l’aluminium vert offre indéniablement de belles perspectives à long terme. La technologie Elysis sera exportable, mais l’hydroélectricité du Québec constituera toujours un avantage unique pour les producteurs d’aluminium dans une perspective de décarbonisation de l’économie afin de composer avec le défi climatique.

Il est encore beaucoup trop tôt, selon le président de l’ACA pour que le marché de l’aluminium vert justifie la mise en chantier des grands projets d’expansion sur les planches à dessin de l’industrie québécoise.