Ajout de quatre psychologues: l'APTS peu impressionnée

Le président régional de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Yves Tremblay, n’est guère impressionné par l’annonce faite par le premier ministre Philippe Couillard concernant l’ajout de quatre psychologues en service jeunesse et l’investissement de 545 000 $ qui l’accompagne.

Réagissant au communiqué émis la semaine dernière, M. Tremblay a dit trouver particulier que la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’ait pas été mise au fait de cette décision pour expliquer les détails de cette annonce. 

« J’attends des retours du CIUSSS pour savoir ce qu’il en est. Je ne suis pas surpris de l’annonce puisqu’il y a eu tellement de compressions appliquées depuis 2014. Il s’agit simplement d’un réinvestissement. »

Selon les données fournies au Quotidien, pendant cette période, entre quatre et six postes ont été coupés dans les anciens CLSC de la région. 

Dans le détail, un poste à temps complet a été supprimé au centre de dépendance de Jonquière en décembre 2014. Il y a eu abolition de deux jours par semaine en enfance à Roberval, à l’hiver 2017, en plus de l’abolition d’un poste à temps complet en gériatrie. Un autre poste au programme d’aide aux employés a été subi à la fin de 2014 avec replacement de la salariée dans le secteur psychosocial lors de la retraite d’une psychologue. Enfin, il y a eu abolition d’un poste à Chicoutimi en enfance au printemps 2017. 

Moins de services

L’année électorale permet au gouvernement actuel de faire croire que le gouvernement procure davantage de services à la population alors que, dans les faits, moins de services sont offerts, avance le syndicat. 

« L’employeur applique les règles imposées par le ministère. C’est le ministre qui dépose les demandes et les approuve. L’employeur coupe les services et le ministre procède aux annonces », ajoute M. Tremblay.

Selon lui, l’employeur a fait fondre les listes d’attente en imposant un nombre de rencontres, fixé de 12 à 15 maximum. Au-delà de ce maximum, il doit demander la permission à la coordonnatrice clinique, en vertu d’une directive émise lors de la mise en place du plan d’action 2015-2020.

M. Tremblay déplore que de plus en plus de ressources, comme des intervenants sociaux, soient dirigées vers les Groupes de médecine familiale (GMF), ce qui constitue une forme de privatisation des services offerts en première ligne.

Il conclut qu’il en va de même pour l’annonce de l’élargissement des services de consultation en psychologie faite en fin de semaine.