Directeur de l’APLK, Claude Collard plaide pour la protection de la faune et de la flore autour du lac Kénogami.

Aire protégée autour du lac Kénogami: une rencontre lundi à Québec

L’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) entend relancer le gouvernement provincial pour créer une aire protégée autour du plan d’eau et de la rivière aux Écorces, d’une superficie d’environ 600 kilomètres carrés.

Joint après l’assemblée générale annuelle dimanche, le directeur Claude Collard a confié qu’il rencontrerait à ce sujet des responsables du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, à Québec lundi.

«Depuis 2005, nous voulons protéger la forêt autour du lac Kénogami, qui est la source d’eau potable pour 85 % de la population de Saguenay. Les gouvernements fédéral et provincial ont des objectifs d’aires protégées pour 2020. C’est bien beau, mais il faut que ça se fasse. Il y a encore énormément de travail à faire», plaide M. Collard.

Le projet d’aire protégée ferait une ceinture autour du lac Kénogami, de la rivière aux Écorces qui descend plus au sud et d’un parc régional projeté par la MRC du Fjord-du-Saguenay. Dans le secteur nord, on retrouve surtout des terres publiques. En plus de l’aspect visuel du territoire affecté par les coupes forestières, l’APLK désire mettre à l’abri la faune, la flore et des sites patrimoniaux comme des cimetières amérindiens. M. Collard déplore le manque de communication entre les différents acteurs gouvernementaux.

«On dirait qu’il n’y a pas de connaissance globale sur les étapes pour former une aire protégée. On va à Québec pour valider tout ça», affirme celui qui est aussi en contact avec le député local Sylvain Gaudreault.

Le gouvernement québécois compte protéger plusieurs espaces sur le territoire du Plan Nord, mais Claude Collard souligne l’importance de protéger également la biodiversité locale au sud.

En 2013, l’appui de centaines de citoyens à un projet d’aire protégée, de près de 500 kilomètres carrés dans le secteur du lac Kénogami, avait été transmis au ministère de l’Environnement. La Table régionale d’analyse des carences en aires protégées avait plutôt proposé à l’époque une aire protégée d’une superficie de 100 km carrés en bordure du réservoir, près de la rivière Cyriac. Il y a deux ans, le projet de parc de la MRC du Fjord-du-Saguenay avait inquiété des entreprises de sciage, qui comptaient sur les forêts mixtes de cette zone pour réaliser des récoltes à un prix réduit grâce à la proximité des sites.

Une activité de Saguenay

Par ailleurs, l’APLK poursuivra le programme de surveillance volontaire du lac cette année, avec des bénévoles qui prendront des échantillons pour une recherche scientifique du ministère de l’Environnement. L’association se réjouit d’avoir compté plus de membres à son assemblée dimanche, près d’une trentaine, après avoir décrié le manque de bénévoles à la dernière.

Quant aux bandes riveraines, l’association rappelle qu’une rencontre a lieu lundi à 19h avec les responsables de Saguenay, au 3000 chemin de l’Église. Le dossier avait suscité de la grogne en 2017 lorsque les résidants avaient reçu un avis leur interdisant de tondre le gazon et d’épandre des fertilisants et des pesticides sur une certaine largeur près des berges. Le but est de laisser la zone se revégétaliser naturellement pour éviter la propagation des cyanobactéries.