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Le vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements et conseiller désigné au territoire de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Charles-Édouard Verreault.
Le vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements et conseiller désigné au territoire de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Charles-Édouard Verreault.

Aire protégée au lac Moïse: les élus de Mashteuiatsh inquiets

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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Le Conseil des élus de Mashteuiatsh (Katakuhimatsheta) est inquiet d’avoir été mis au courant au dernier instant du projet pilote de création d’une nouvelle aire protégée dans le secteur du lac Moïse. Bien que le Katakuhimatsheta soit fortement favorable au projet, il trouve dommage que les Premières Nations doivent toujours rappeler au gouvernement leur existence et leurs droits ancestraux sur le territoire.

Le vice-chef aux relations avec les Premières Nations et les gouvernements et conseiller désigné au territoire de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Charles-Édouard Verreault, se désole que les élus l’aient appris quelques heures avant l’annonce par le cabinet du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du gouvernement du Québec.

« Même si notre Première Nation a toujours été ouverte au dialogue et au partenariat lorsqu’il est question de projets sur le territoire attaché à sa communauté, nous trouvons inconcevable de ne pas avoir été informés et impliqués, surtout que le gouvernement du Québec est bien au fait des enjeux sur cette partie du territoire ancestral (Nitassinan) qui concernent également les Premières Nations d’Essipit et Pessamit », a-t-il mentionné par voie de communiqué.

Loin de vouloir s’opposer au projet, il estime que le gouvernement devrait respecter les droits des Premières Nations. « En vertu de nos droits et de notre titre ancestral sur Nitassinan, lequel comporte notamment le droit de déterminer l’utilisation des terres, nous exigeons que le gouvernement respecte son obligation constitutionnelle de consulter avant de prendre quelque décision que ce soit ayant des impacts sur notre territoire et la pratique de nos activités traditionnelles », a ajouté Charles-Édouard Verreault.

M. Verreault a aussi rappelé que d’autres projets de protection du territoire ont été soumis. « Sensible au développement du territoire dans un concept de protection du milieu et de l’environnement, notre Première Nation tient seulement à rappeler que plusieurs projets ont été soumis visant la protection du territoire, notamment en regard du caribou forestier ou de territoires ayant une importance pour notre Première nation, et le gouvernement du Québec est bien au fait de nos interventions. »