Le député libéral fédéral Richard Hébert a procédé à l'annonce en compagnie des principaux acteurs, dont la députée néo-démocrate de la circonscription de Jonquière, Karine Trudel.

Aide financière pour le Club Caribou-Conscrits

Le Club de motoneige Caribou-Conscrits reçoit un coup de main du fédéral pour l’acquisition d’une huitième surfaceuse destinée à l’entretien de ses 800 kilomètres de sentier avec l’obtention d’une subvention de 195 050 $.

Le club de motoneige Caribou-Conscrits reçoit un coup de main du fédéral pour l’acquisition d’une huitième surfaceuse destinée à l’entretien de ses 800 kilomètres de sentier, avec l’obtention d’une contribution non remboursable de 195 050 $. 

Le député de Lac-Saint-Jean et secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite entreprise et de la Promotion des exportations, Richard Hébert, en a fait l’annonce, lundi, en présence de la députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel, du maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, et du président du club, Joachim Simard, entre autres.

La nouvelle surfaceuse, de modèle Prinoth, est la deuxième acquise de ce modèle au coût de 390 000 $. Elle est fabriquée à Granby, dans une ancienne usine possédée par Bombardier.

Elle servira, entre autres, à l’entretien du sentier Trans-Québec 93, qui relie le Saguenay–Lac-Saint-Jean à la Côte-Nord, ainsi qu’au sentier transrégional 328. « L’acquisition de cette nouvelle surfaceuse nous permettra d’avoir davantage de flexibilité lorsqu’une machine brise », explique Joachin Simard.

Le député libéral a mentionné que le Saguenay–Lac-Saint-Jean compte parmi les régions disposant d’un important couvert de neige, ce qui permet à ses citoyens et aux touristes d’aller jouer dehors, tout en bénéficiant d’une partie des retombées de 3,2 G $ reliées à la fabrication et à la pratique de la motoneige. 

M. Hébert a mentionné que l’ajout de cette surfaceuse, comme l’aménagement de différents ponts au cours des dernières années sur les rivières Mistassini et Péribonka, permettra d’attirer les touristes d’autres régions du Québec, à partir de Chibougamau jusque sur les monts Valin, puisque la qualité des sentiers sera ainsi bonifiée.

M. Hébert a ajouté que la pratique de la motoneige se traduit par la location 167 000 unités d’hébergement, des retombées pour les stations d’essence, dépanneurs et établissements de restauration, sur tout le territoire.

Les fonds accordés proviennent du programme Initiative de tourisme hivernal favorisant l’acquisition d’équipements pour l’entretien des sentiers de motoneige ou de ski de fond, qui s’accompagne d’une enveloppe de 10 M $ et qui est en vigueur jusqu’au 31 mars 2020.

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DES DROITS D'ACCÈS MIEUX RÉPARTIS ENTRE LES RÉGIONS

Le club Caribou-Conscrits devrait profiter des changements qu’apportera la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) dans la répartition des droits d’accès entre les divers clubs de la province.

Comme c’est le cas actuellement, l’absence de neige au sud du Québec crée une affluence de motoneigistes supplémentaires sur les sentiers du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de l’Abitibi et de la Gaspésie, une situation qui n’est pas sans conséquence sur les coûts de fonctionnement de ces clubs.

Joachim Simard, président du club Caribou-Conscrits, l’un des plus importants au Québec avec ses 3500 membres, a constaté que si le Saguenay–Lac-Saint-Jean est choyé en termes de quantité de neige et de touristes reçus, il n’en va pas de même lorsqu’il est question du maintien de la qualité et de l’entretien des sentiers.

« Beaucoup de motoneigistes de l’extérieur paient leurs droits d’accès à leur club local, ce qui leur procure 165 $ en financement de la FCMQ. Ces personnes viennent faire de la motoneige sur les monts Valin. Pour nous, ça donne du trouble, même si c’est bon qu’il y ait des touristes. Nos membres chialent sur la qualité des sentiers », explique M. Simard.

Il en découle que le club Caribou-Conscrits doit faire face à des coûts d’entretien plus importants sur une saison plus longue. Selon lui, le club, avec ses huit surfaceuses, effectue entre 5000 et 6000 heures d’entretien chaque hiver.

À compter de 2019-2020, tous les droits d’accès seront vendus en ligne par la FCMQ. Le membre aura encore le choix de son club local pour le financement des activités.

En 2020-2021 toutefois, la FCMQ prendra le contrôle total des revenus provenant des droits d’accès et aura pour rôle de répartir ceux-ci aux entités locales, selon de nouveaux critères, comme le nombre de surfaceuses, de kilomètres de sentiers entretenus, de semaines d’entretien et de membres, de façon à atteindre un certain équilibre de financement entre les clubs. 

En fonction des méthodes et critères de financement actuels, des clubs comptant de nombreux membres et qui entretiennent des sentiers pendant deux ou trois semaines seulement sont nettement avantagés. 

M. Simard croit que cette nouvelle méthode de répartition des droits d’accès devrait être avantageuse financièrement pour les 16 clubs de la région, même s’il n’était pas en mesure de quantifier les revenus supplémentaires attendus.