Michèle Bergeron et Céline Dallaire témoignent de la vitalité de l’AFÉAS Saint-Dominique.

AFÉAS Saint-Dominique: 14 nouvelles membres en 2017

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFÉAS) n’est pas qu’un regroupement de vieilles dames penchées sur un métier à tisser ou munies d’aiguilles à tricoter. Au contraire, assure la présidente du regroupement de la paroisse Saint-Dominique, à Jonquière, l’organisme accueille des femmes de tous âges et connaît un regain en popularité. La preuve en est, dit Céline Dallaire, que 14 nouvelles membres se sont jointes à l’organisme en 2017.

La présidente et sa collègue responsable du recrutement, Michèle Bergeron, n’en reviennent pas de voir à quel point l’intérêt à l’égard de l’organisme est grandissant, particulièrement dans leur section locale. Un vent de dynamisme souffle sur le groupe de femmes, qui a certes à coeur la transmission de techniques manuelles comme le tissage, mais qui est d’abord motivé par le désir de fournir un lieu de rencontres et une tribune aux femmes. Les informer et les instruire, aussi, puisque l’AFÉAS Saint-Dominique organise régulièrement des conférences portant sur des sujets qui intéressent leurs membres. Déjà, un pédiatre, un notaire et un podiatre sont venus parler d’enjeux qui interpellent ces mamans et grands-mamans.

« Il y a une tendance qui est étonnante. On déjoue les préjugés et on arrive à recruter des membres. On a des femmes plus âgées, mais on a aussi de jeunes professionnelles et des mères de famille. On a un beau dynamisme avec nos 91 membres et on a le désir de continuer d’être en contact avec toutes les femmes, peu importe la provenance ou la classe sociale », résume Michèle Bergeron, qui a joint l’AFÉAS Saint-Dominique il y a trois ans. Elle redouble d’ardeur pour faire connaître le regroupement, démystifier sa mission et recruter des consoeurs. 

Céline Dallaire, membre depuis une vingtaine d’années et présidente depuis trois ans, abonde dans le même sens.

« Il y a un beau transfert de connaissances qui se fait ici, mais ça va plus loin que ça. Personne n’est obligé de tisser si ça ne lui tente pas. On consulte nos membres et on les écoute. Tout le monde a droit à ses idées », met en relief la présidente, qui lutte elle aussi contre les idées préconçues.

L’AFÉAS tient un souper par mois et, aux dires de Céline Dallaire et Michèle Bergeron, les convives en tirent beaucoup de plaisir. Pour certaines, l’activité sert à briser l’isolement. Pour d’autres, c’est l’occasion de se faire des contacts, de piquer un brin de jasette et de partager son expérience de vie.

« On a beaucoup de baby-boomers. Des retraitées, mais aussi des femmes qui sont encore actives sur le marché du travail. On connaît un boom et on espère atteindre 100 membres en 2018 », confie Céline Dallaire.