La conseillère Julie Dufour entend déposer une résolution omnibus demandant l’intervention du vérificateur général.

Administration Tremblay: Julie Dufour réclame une enquête du V.G.

Les dirigeants des différentes organisations paramunicipales embauchés sous l’administration Tremblay, incluant ceux de Promotion Saguenay, doivent s’attendre à recevoir la visite du vérificateur général (V.G.) dans les prochaines semaines.

La conseillère municipale Julie Dufour, qui n’avait pas de mot pour qualifier l’affaire du contrat de Ghislain Harvey, planche sur une résolution omnibus qu’elle entend présenter à la toute première assemblée publique du nouveau conseil municipal.

« J’ai informé le cabinet de la mairesse que j’allais présenter une résolution. Je tiens à préciser que ce n’est pas un pied de nez à Mme Néron que je fais. Au contraire, c’est complémentaire à ce qu’elle fait en ce moment. Nous avons des outils et le vérificateur général pour lequel je me suis tant battue fait partie des outils et nous allons l’utiliser », affirme la conseillère.

Cette dernière croit que « ce que l’on a pu comprendre du fonctionnement de Promotion Saguenay est possiblement symptomatique de toute l’administration Tremblay ». Dans un tel contexte, elle juge que le meilleur moyen de le vérifier est de faire un diagnostic de la situation et des méthodes qui prévalent dans ces organismes afin d’y remédier.

« Si le vérificateur général découvre des choses qui ne sont pas de son mandat, il avisera qui de droit et les choses suivront leur cours. Nous sommes maintenant dans la transparence. Il y a eu des élections et partout au Québec les citoyens ont passé un message clair. Ils veulent de la transparence dans la gouvernance », ajoute la conseillère.

Julie Dufour a vu défiler des centaines de commentaires sur les réseaux sociaux en plus des citoyens qui l’arrêtent dans la rue pour lui témoigner de leur dégoût de l’affaire du contrat de Ghislain Harvey. Elle entend bien tout mettre en oeuvre pour qu’on ait le portrait d’ensemble de ces façons de faire qui ont choqué les citoyens.

« Il faut que la résolution soit bien rédigée sur le plan légal. Je vais utiliser mon budget de recherche pour retenir les services de l’avocat qui m’a aidée dans le dossier du vérificateur général et nous allons présenter la résolution et la discuter entre élus à la table du conseil puisque nous avons aujourd’hui la possibilité de le faire. »

Savard n’impressionne pas

Tout comme le député Alexandre Cloutier (voir encadré en page 4), la conseillère Dufour n’a pas été impressionnée par le comportement du préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, qui a signé le contrat de Ghislain Harvey sans le lire.

« Si M. Savard comprend bien ce qui se passe, il va avoir la décence de démissionner de son poste. Il a voté pour 1,4 M $ d’argent des contribuables de Saguenay en se fiant uniquement sur les conseils de Jean Tremblay. Jean Tremblay s’en est vanté, il était l’ami de Ghislain Harvey et Gérald Savard se fiait sur l’avis de Jean Tremblay qui recommandait d’adopter un contrat pour son ami comme il l’a souvent répété. C’est lui qui le disait ouvertement. »

La conseillère aimerait bien avoir l’opinion de la Commission municipale du Québec sur le comportement du préfet qui agit à Promotion Saguenay à titre d’élu municipal et qui a l’obligation de respecter un code d’éthique. Ce code, rappelle la conseillère, impose aux élus de se comporter avec prudence lorsqu’ils gèrent les biens publics et elle n’a pas l’impression que Gérald Savard a fait preuve de prudence.

Pour le moment, Julie Dufour trouve anormal que Jean Tremblay soit aussi muet sur le contrat de Ghislain Harvey. Lui qui, selon ce qu’elle rappelle, « se faisait une spécialité de contacter les médias pour donner son avis sur tout quand il dirigeait la ville ».

Au sein du conseil, il y aurait des conseillers qui, tout en appuyant sans réserve Josée Néron, aimeraient obtenir l’heure juste sur la gestion de Promotion Saguenay, et ce, depuis les premières années. L’un d’eux a confié au Progrès que le dévoilement du contrat de Ghislain Harvey était loin de répondre à toutes les questions qui se posent en coulisse.