Le client Louis Sabourin a pu dire adieu à sa chevelure rebelle aux mains de sa coiffeuse, Doris Savard, dès l’ouverture du salon.
Le client Louis Sabourin a pu dire adieu à sa chevelure rebelle aux mains de sa coiffeuse, Doris Savard, dès l’ouverture du salon.

Adieu, repousses et mèches frivoles!

Les coiffeurs et les coiffeuses ont enfin pu s’attaquer aux repousses et aux chevelures rebelles, lundi matin, à la grandeur du Québec, sauf sur le territoire montréalais. Normalement fermés les dimanches et les lundis, la majorité des salons ont laissé cette habitude de côté pour accueillir leurs premiers clients, dont ils étaient privés depuis le 22 mars.

« Deux mois et demi. Disons que j’avais une bonne repousse ! », a lancé une cliente d’un salon résidentiel de Chicoutimi. « Ça fait du bien, j’avais hâte. Autant me faire coiffer que de trouver mes habitudes », a ajouté cette rouquine, qui attendait la réouverture de son salon depuis longtemps.

Caroline a pu retrouver sa coiffeuse, Lucie Girard, du salon Nelson Fortin de La Baie, lundi.

Masques, gants, visières, nombre de clients restreints, les salons de coiffure ne sont toutefois plus ce qu’ils étaient. Habituellement bondé et grouillant de travailleurs et de clients, le salon Must Coiffure, situé au centre-ville de Chicoutimi, a, comme partout ailleurs, dû s’adapter aux nouvelles réalités.

Le coiffeur Julien Claveau, portant masque et visière, s’activait à blondir sa cliente, qui attendait elle aussi depuis longtemps de pouvoir retrouver son coloriste. Malgré le masque qu’elle portait, on pouvait bien voir ses yeux souriants.

Les salons de coiffure visités se sont bien préparés à la réouverture. Ici, la coiffeuse Linda Pilote, du salon Airelle de Chicoutimi, est bien protégée contre la COVID-19.

« Les repousses, c’est la demande la plus urgente pour mes clientes ! J’ai aussi eu à arranger quelques coupes de cheveux maison faites durant le confinement ! », a lancé le coiffeur en riant. Comme plusieurs autres de ses collègues, il a rapidement comblé son horaire de travail. Il est complet pour tout le mois de juin et ses prochains clients et clientes doivent maintenant attendre jusqu’au 3 juillet avant de pouvoir s’asseoir sur sa chaise.

Aux salons Rhendo Hommes de Chicoutimi et Nelson Fortin de La Baie, où les mesures de protection, telles que des plastiques entre chaque poste de travail, avaient été installées au cours des derniers jours. Les premiers clients étaient eux aussi ravis de retrouver leur coiffeuse.

Julien Claveau, de chez Must Coiffure, a rapidement comblé son horaire de travail pour tout le mois de juin.

Le client Louis Sabourin a pu dire adieu à sa chevelure rebelle aux mains de sa coiffeuse, Doris Savard, dès l’ouverture du salon, tôt lundi matin.

Partout où Le Quotidien s’est présenté, lundi, le masque était sur tous les visages et les mesures de distanciation étaient respectées autant que possible.