Actualité express

FERMETURE DE LA SEULE ÉPICERIE DE L'ASCENSION-DE-NOTRE-SEIGNEUR

La seule épicerie du village de L’Ascension-de-Notre-Seigneur, le marché Bonichoix, fermera ses portes le 31 août prochain, faute de relève. Celui qui est propriétaire depuis 24 ans et qui détient 40 ans de service, Bertrand Déry, a entendu l’appel de la retraite et n’a malheureusement pas trouvé d’intéressés à reprendre le commerce, dans sa recherche qui a duré plusieurs années. Il pense que la fermeture de son marché pourrait avoir plusieurs conséquences pour le village.

Après avoir fait un infarctus sur son lieu de travail l’année dernière, l’homme a vu cet événement comme un avertissement. « Peut-être que cet événement a fait sonner les cloches pour me dire d’y penser un peu et que je dois maintenant penser à moi. C’est le moment », a-t-il précisé, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien.

Il aurait aimé que quelqu’un lève la main pour prendre la relève, afin que la municipalité ne souffre pas de sa décision. Il ne serait pas trop tard, car si quelqu’un était intéressé à reprendre le commerce, l’homme se dit prêt à l’accompagner. « Ce serait beaucoup plus agréable de prendre une retraite avec une relève qu’en prendre une sans relève ! », a-t-il ajouté.

L’épicerie la plus proche sera maintenant à Alma, selon le propriétaire. Il pense que cela aura plusieurs conséquences pour les gens du coin. « À partir de ce moment, ils n’auront pas le choix de se déplacer, mis à part pour les produits qu’on retrouve au dépanneur, il faudra se déplacer en ville », a-t-il continué. Il pensait notamment aux gens qui n’ont pas d’automobile, ou encore la difficulté que les journées hivernales apportent lorsque les conditions de la route sont plus problématiques.

Il espère aussi que la municipalité ne souffrira pas de cette fermeture. Il sait que de plus en plus de développements domiciliaires se font à L’Ascension-de-Notre-Seigneur, mais le fait qu’il n’y aura plus d’épicerie pourrait décourager certaines familles de s’y installer. « Dans les premières choses qu’on demande [lorsqu’on achète une maison] c’est s’il y a une épicerie dans le quartier et là, il n’y en aura pas. Je ne sais pas s’il y aura un impact négatif, mais espérons que non », a-t-il avoué.