Le tissu de l’espace-temps, un nouvel outil d’apprentissage du planétarium, aide à comprendre comment une masse peut déformer l’espace-temps.

Achalandage record au Planétarium de Saint-Félicien

Près de 4000 personnes auront profité du Planétarium de Saint-Félicien ou de l’une des activités présentées dans les écoles cette année, une hausse de 25 % par rapport au précédent sommet de 3000 personnes de l’an dernier. Pour atteindre ce niveau de croissance, le Planétarium a su tirer pleinement profit du programme La culture à l’école, qui permet à tous les jeunes du préscolaire, du primaire et du secondaire de participer à deux sorties culturelles gratuites chaque année.

« D’ici la fin de l’année, nous aurons rejoint 4000 personnes, sur le site ou lors de nos sorties », lance fièrement Claude Boivin, président du club d’astronomie Les Boréalides, lequel gère les activités du planétarium.

Étant donné que le Planétarium de Saint-Félicien a reçu l’accréditation pour être inclus dans le Répertoire culture-éducation du ministère de la Culture et des Communications en juin dernier, l’équipe d’animation a décidé de promouvoir son offre de culture scientifique à toutes les commissions scolaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de Québec dès le mois d’août.

« Depuis que le gouvernement Legault a instauré deux sorties par année payées par le gouvernement, les écoles sont plus réceptives, car elles peuvent faire financer nos activités », explique Claude Boivin, qui compte sur le nouveau programme pour mettre en valeur l’une des rares organisations avec une vocation de culture scientifique dans la région.


« Depuis que le gouvernement Legault a instauré deux sorties par année payées par le gouvernement, les écoles sont plus réceptives, car elles peuvent faire financer nos activités. »
Claude Boivin

Et les efforts portent leurs fruits, car plusieurs écoles planifient des visites à Saint-Félicien, où elles requièrent le déploiement du système de planétarium mobile. « Certaines écoles en profitent pour offrir l’activité à tous leurs élèves », lance fièrement Patrick Tremblay, un des planétaristes qui animent les activités.

Les lance-roquettes à l’air font partie des outils éducatifs du planétarium.

Par exemple, les 500 élèves de l’école Jean-Fortin de Saint-Honoré ont reçu le système mobile, cet automne. Des activités ont eu lieu dans plusieurs autres écoles, dont à Roberval et à Dolbeau-Mistassini.

Trois écoles de Québec ont commandé l’activité et d’autres écoles de la région de la Capitale-Nationale ont déjà réservé leur visite à Saint-Félicien.

De manière ludique

« Le programme La culture à l’école a permis de nous mettre sur la carte », remarque Claude Boivin, car l’institution scientifique avait déjà tout pour plaire aux jeunes en proposant des manières ludiques d’en apprendre davantage sur l’astronomie.

Par exemple, pour apprendre comment les fusées fonctionnent, les élèves font un concours de propulsion de fusée grâce à un petit jouet fonctionnant à l’air. Les lunettes de réalité virtuelle, la collection de météorites et le jeu pour découvrir quelle roche provient de l’espace sont aussi très prisés par les jeunes.

« Le système solaire et ses composantes retiennent aussi beaucoup l’attention », soutient Patrick Tremblay. Récemment, la découverte de vingt nouvelles lunes sur Saturne, qui surpasse désormais Jupiter avec 82 lunes contre 79, a grandement impressionné les élèves », dit-il.

Pour ajouter de nouveaux outils d’apprentissage, le Planétarium a mis sur pied le « tissu de l’espace-temps ». En utilisant un spandex élastique sur un support de forme circulaire, les planétaristes peuvent ainsi expliquer avec des outils concrets comment des masses peuvent déformer l’espace-temps, explique Claude Boivin. De plus, le club d’astronomie Les Boréalides a reçu une confirmation pour une subvention de 4200 $ de la MRC du Domaine-du-Roy pour faire l’achat d’un nouveau télescope, plus perfectionné et plus puissant, qui sera mis en place au printemps prochain.

Patrick Tremblay et Claude Boivin

Le club compte aussi développer le volet touristique, au cours des prochains mois, en travaillant avec le CLD Domaine-du-Roy pour développer un des trois seuls planétariums de la province.

Étant donné que les écoles doivent faire une demande de subvention de l’activité au ministère de l’Éducation, le processus entraîne certains délais, mais plusieurs écoles ont déjà démontré de l’intérêt pour 2020. Le Zoo sauvage de Saint-Félicien a aussi vu le nombre de demandes d’activités de culture scientifique augmenter, mais les réservations officielles devraient se faire prochainement.