Le maire de Saguenay, Jean Tremblay

Accusé de favoritisme: Jean Tremblay hors de lui

Le maire Jean Tremblay est hors de lui. Il n'accepte pas les accusations de favoritisme formulées par le candidat à sa succession, Arthur Gobeil. « Ça marche pas. Je ne laisserai personne faire sa campagne sur mon dos. Ni lui ni personne. Si c'est le cas, il va y avoir un intervenant de plus dans la campagne : moi », s'est insurgé le maire sortant.
M. Tremblay affirme qu'il laisse une ville propre comme jamais et qu'il ne finira pas sa carrière en se laissant accuser de favoritisme.
« Oui je me suis entouré de gens que j'ai choisis parce que je connais leurs compétences. Pensez-vous que Philippe Couillard ou Pauline Marois s'étaient entourés d'ennemis dans leur bureau ? »
Jean Tremblay explique sa forte réaction au fait que le candidat Gobeil est un homme qui a occupé des fonctions importantes. « Je réagis moins quand c'est Josée Néron, car les gens sont habitués à l'entendre toujours critiquer depuis quatre ans. Ça me touche moins que quelqu'un comme Arthur Gobeil », dit-il.
Là-dessus, le maire dit mal comprendre les critiques du comptable puisque sa firme a elle-même bénéficié de contrat sans appel d'offres. « La firme qu'il dirigeait, Raymond Chabot, on l'a choisie sans appel d'offres quand on a réorganisé Promotion Saguenay et c'était tout à fait légal ; et ils ont fait un bon travail. Aussi, quand il était à la tête de la Vallée de l'aluminium, il a demandé de l'argent à Promotion Saguenay pour organiser le Salon de l'aluminium et on lui a donné parce que c'était une bonne chose. Il est où le problème ? »
Jean Tremblay invite les candidats à se donner un programme électoral comme lui-même l'avait fait à l'époque avec la baisse de taxes et l'achat des barrages de Pont-Arnaud et Chute-Garneau au lieu de s'en prendre à son administration. « S'ils font une campagne sur mon dos, ils vont me trouver fatigant », a-t-il conclu.