Ironie du sort, le journaliste Julien Renaud s’était présenté chez la famille quelques jours avant l’accident pour un reportage publié dans Le Progrès du 8 février. Chantale Jalbert et Michel Truchon posaient ici avec leurs triplettes, Maeve, Aliyah et Carryann.

Accident de travail au Mont-Bélu: un don de 10 000 $ de la Fondation Maurice Tanguay

La Fondation Maurice Tanguay a été très touchée par le malheur qui frappe la famille de Michel Truchon, l’opérateur du Mont-Bélu qui a été gravement blessé, en fin de semaine, après être resté coincé plusieurs heures dans la dameuse. C’est pourquoi elle remettra un chèque de 10 000 $ au couple et à leurs triplettes au cours des prochains jours.

« J’ai vu le premier sourire de mon chum depuis plusieurs jours quand je lui ai annoncé la nouvelle !, a répondu d’emblée sa conjointe, Chantale Jalbert, lorsqu’interrogée par Le Quotidien. Oh mon dieu ! Je n’y croyais pas ! Vous ne pouvez même pas vous imaginer comment j’étais soulagée. »

La « surprise inattendue » est arrivée mercredi. Depuis l’accident survenu dimanche, Michel Truchon était très préoccupé par l’aspect financier, lui qui ne peut évidemment pas travailler. Mme Jalbert confirme que son conjoint lui en parle chaque fois qu’il se réveille, sur son lit d’hôpital. Maintenant sorti du coma, le père de famille doit faire de la dialyse étant donné que ses reins ne fonctionnent pas. Comme ses jambes ont été écrasées de longues heures par l’arbre qui avait traversé la cabine de la dameuse, « une enzyme s’est produite dans son sang, ce qui fait que les reins ont arrêté de fonctionner », a expliqué Mme Jalbert. « C’est ça le plus critique présentement. »

Au départ, en raison de l’hypothermie dont il a souffert, les médecins craignaient de devoir lui amputer les jambes, mais « miraculeusement », la circulation sanguine a repris. En raison de l’enflure, Mme Jalbert explique que les médecins ont dû lui « ouvrir » la jambe pour soulager la tension. Tout n’est pas encore gagné pour ses pieds et ses orteils, mais « ça augure bien. Il y a quand même une amélioration, alors c’est bon signe ». « C’est le temps qui va nous le dire », résume Mme Jalbert.

Pas la première fois

Sandra Lavictoire, de la Fondation Maurice Tanguay, explique que la « situation exceptionnelle » vécue par le père de famille, dans « un accident qu’on ne souhaite à personne », a touché toute l’équipe. « Nous avons fait un don et on espère que ça va encourager d’autres personnes à faire la même chose », a-t-elle dit.

Ce ne sera pas la première fois que la Fondation viendra en aide à la famille Truchon-Jalbert. À la naissance prématurée des triplettes, après 26 semaines de grossesse, elle avait reçu un premier coup de pouce financier de la Fondation. Il faut dire que l’une des fillettes est atteinte de paralysie cérébrale et une autre devra subir une intervention au cœur.

« On a lu leur histoire dans le journal et nous avons décidé de les aider. En plus d’avoir deux petites filles malades, lui, il a eu une méchante bad luck. C’est terrible ce qui est arrivé et nous allons les aider. Nous savons que la conjointe est heureuse de ça et ça nous fait plaisir de le faire. Et s’il faut, nous allons être encore là pour eux », a pour sa part mentionné Maurice Tanguay, dont la fondation vient en aide aux familles de l’est du Québec depuis plus de 25 ans.

« La dame a l’air très résiliente. Mais nous sommes tous des êtres humains et nous sommes là pour nous entraider », a ajouté Mme Lavictoire.

Activité de financement

Le souper-bénéfice, qui était déjà prévu pour le samedi 14 mars, au Mont-Bélu, afin d’aider les parents des triplettes, est évidemment maintenu. À cela s’ajoute une campagne de sociofinancement sur le site Gofundme, sous le nom « Famille Truchon-Jalbert ». « Je suis dépassée par tout ça, a conclu la maman et conjointe. Autant par tout le négatif que tout le positif ! »