Roxanne Morin ne perd pas espoir et a très hâte d’avoir un jour un bras robotisé.
Roxanne Morin ne perd pas espoir et a très hâte d’avoir un jour un bras robotisé.

À mi-chemin pour le financement du bras robotisé de Roxanne Morin

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
La famille de Roxanne Morin n’abandonne pas. Après un peu plus d’un an de financement, les proches de la jeune femme de 26 ans atteinte de paralysie cérébrale ont amassé environ 30 000 $ pour l’achat d’un bras robotisé qui améliorera grandement sa qualité de vie et son autonomie. Ils sont donc à mi-chemin de leur objectif de 60 000 $.

La paralysie cérébrale de Roxanne atteint ses quatre membres. La jeune femme est capable de faire bien des choses, comme manger seule, mais dès qu’une tâche demande de la motricité fine, elle ne peut y arriver sans aide. C’est ce que le bras robotisé qu’espère lui acheter sa famille viendra corriger, ce qui améliorera grandement sa qualité de vie et son autonomie.

« Le bras est fixé sur son fauteuil, qu’elle pourra manipuler avec un “joystick”. En le manipulant, elle pourra faire de nombreuses tâches qu’elle ne pouvait faire seule, aussi simple que d’ouvrir le frigidaire, prendre un gobelet de jus, etc. Cela va lui donner énormément d’autonomie », explique sa mère, Nadine Fillion, dans un entretien téléphonique avec Le Quotidien. Le prix de cet appareil à la fine pointe de la technologie est de 50 000 $ et est non couvert par la RAMQ.

La famille doit également se doter d’un coussin financier, puisque cette technologie demande des ajustements chaque année et doit parfois être réparée. Avec 60 000 $, l’entourage de Roxanne aurait l’esprit tranquille pour plusieurs années.

Les proches de Roxanne Morin espèrent pouvoir lui offrir un bras robotisé d’ici la prochaine année.

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Campagne de financement

La pandémie a amené plusieurs difficultés dans cette collecte de fonds qui dure depuis maintenant plus d’un an. Toute la famille espérait avoir recueilli la somme nécessaire pour la fête de 26 ans de Roxanne, en juin dernier, mais avec l’annulation de plusieurs activités, cela n’a pas été possible.

Dans les derniers mois, la famille comptait par exemple sur un bingo à plus de 250 participants, en plus d’un important lave-auto avec la vente de repas, qui n’ont pu être tenus dans le contexte actuel.

« On ne se cachera pas qu’avec la COVID, toutes les grosses activités pour amasser les dons ont été suspendues. Nous avons dû arrêter de chercher des activités à grand déploiement puisqu’elles étaient incertaines avec la pandémie et on ne sait pas encore quand nous pourrons en faire », explique-t-elle.

Les proches de la jeune femme comptent donc sur de plus petits moyens, comme le tirage d’un panier de boissons, pour arriver à boucler le financement. Bien sûr, la tenue d’activités de plus grande envergure permettait d’amasser plus rapidement les sous, mais la famille se retrousse les manches. « Nous sommes continuellement à la recherche d’idées d’activités qui peuvent se faire dans les conditions actuelles, ce n’est pas facile », souligne-t-elle.

Roxanne garde quant à elle le moral. Même si sa mère avoue qu’elle est déçue de ne pas avoir le bras plus tôt, elle comprend très bien la situation délicate et a seulement très hâte d’avoir accès à cette technologie.

En attendant que la situation s’améliore, Mme Fillion et ses proches concentreront leurs efforts sur la page Gofundme créée pour Roxanne il y a un peu plus d’un an. Elle avait été fermée en raison d’inactivité, mais a été rouverte la semaine dernière. Toute la famille invite les gens et les entreprises à donner généreusement afin d’améliorer l’autonomie de Roxanne le plus rapidement possible. Ils espèrent que d’ici la prochaine année, ils pourront offrir à Roxanne son bras robotisé.