Charles Cantin et Richard Morin étaient fébriles, quelques jours avant le grand départ

À l'assaut du Kilimandjaro pour une bonne cause

C'est le grand jour. Les criminalistes Charles Cantin, Julien Boulianne et Dominic Bouchard, accompagnés de leur ami Richard Morin, s'envolent pour la Tanzanie, où ils graviront le Kilimandjaro pour la Fondation pour l'enfance et la jeunesse. L'heure était aux derniers préparatifs, lorsque rencontrés par Le Quotidien, il y a quelques jours.
Le matériel d'ascension de Charles Cantin était bien trié, sur le plancher de son salon. Il s'entraînait à faire rentrer le minuscule matelas sur lequel il dormira dans sa pochette. Son bon ami, Richard Morin, se préparait de son côté à aller faire un peu de raquettes, histoire de bouger quelques heures. Les deux hommes s'entraînent tous les jours depuis plus de deux mois pour la montée de la plus haute montagne d'Afrique.
Le groupe prendra l'avion mercredi pour la Tanzanie et l'ascension débutera vers la fin de la semaine.
«Je n'ai pas bu de bière depuis trois mois! Je m'entraîne beaucoup et je me sens vraiment mieux. J'ai de l'énergie et j'ai très hâte de faire le défi», a lancé Charles Cantin, visiblement excité en pensant à l'ascension de huit jours (six jours et demi de montée et près de deux jours de descente) qu'il se prépare à faire. L'aspect qui inquiète le plus les quatre hommes est sans doute le manque d'oxygène qu'ils devront affronter. «En haut, nous aurons 55% moins d'oxygène qu'à la normale. On ne sait jamais comment notre corps va réagir. C'est ce qui est plus inquiétant un peu», souligne celui qui s'entraînait sur son elliptique muni d'un masque au visage.
De son côté, Julien Boulianne était fébrile, à quelques jours du départ.
«Je suis en forme, mais nous partons tout de même vers l'inconnu, en raison du manque d'oxygène. Je n'ai aucune idée de comment ça va se passer, mais j'ai vraiment hâte», a-t-il indiqué.
Selon Richard Morin, une personne sur deux ne se rend pas au sommet de la montagne de 5895 mètres. Statistiquement, deux des quatre hommes devraient donc abandonner avant de mettre le pied au sommet... «On va tous réussir!», lance Charles Cantin, optimiste.
Dominic Bouchard est sans doute celui qui s'est le moins reposé au cours de son entraînement. C'est que le criminaliste est devenu papa pour une deuxième fois tout récemment.
«Je vais m'entraîner quand tout le monde dort à la maison! Je suis assez partagé dans mes sentiments. J'ai hâte de relever le défi, mais ça me fait aussi quelque chose de quitter ma famille pour autant de jours», a avoué Dominic Bouchard.
Les criminalistes ont ajusté leur horaire pour que leurs clients ne se retrouvent pas sans avocat et deux de leurs collègues prendront la relève durant leur voyage de près de trois semaines.