Plus d'une centaine de personnes ont assisté au dîner-conférence de la Chambre de commerce et d'industrie Lac-Saint-Jean-Est portant sur le projet minier du lac à Paul.

À la recherche d'un partenaire financier

Maintenant qu'Arianne Phosphate a récolté les appuis des élus, des gens d'affaires et de la population, elle doit maintenant se concentrer sur la recherche d'un partenaire majeur pour financer le projet minier du nord du Lac-Saint-Jean.
Des représentants de la compagnie doivent se rendre à Paris cette semaine pour poursuivre des discussions avec de potentiels investisseurs, confirme Jean-Sébastien David, chef de l'exploitation chez Arianne Phosphate.
«Un des dossiers majeurs, c'est de se trouver un partenaire stratégique. On se donne l'année 2014 pour le trouver. Ce qu'on regarde comme partenaire, c'est un preneur de produit, une entreprise qui a besoin de la ressource ", précise M. David, de passage à Alma, hier, pour une rencontre organisée par la Chambre de commerce du secteur.
«On ne veut pas faire un wollastonite (projet Saint-Ludger-de-Milot) de nous. On s'en souvient tous de ce dossier. Il y avait une usine, des opérations, mais pas de client. Lorsqu'on va démarrer, on va avoir la certitude d'avoir un partenaire-client. On ne construira pas pour rien ", ajoute-t-il, précisant que des échantillons du produit sont fabriqués dans une usine de Québec pour faciliter les négociations avec de potentiels partenaires.
Plus d'une centaine de personnes ont assisté au dîner-conférence, hier, portant sur le projet minier du lac à Paul. Éric Dufour, de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, a présenté les grandes lignes de l'étude sur les impacts économiques du projet qui nécessite un investissement de 1,7 milliard de dollars. Toute la région devrait bénéficier de retombées, mais les entreprises d'Alma sont très bien placées pour décrocher des contrats.
«C'est une ville très bien placée. On peut facilement le voir sur la carte du projet. On parle de dépenses d'exploitation de 280 millions$ par année. Ce sont des dépenses en biens et en services ", pointe M. David, rappelant que la circulation des camions se fera sur le chemin des Passes.
Si tout se déroule comme prévu, la première pelletée de terre devrait être effectuée au printemps 2015. L'an dernier, on estimait toutefois le début du projet pour l'automne 2014.
«On a retardé, car il faut y aller par étape et on ne veut pas brusquer les choses. Et le fait qu'on s'est retiré pour penser à un autre scénario de transport, cela a pris plus de temps. Il faut aussi dire que tout ça est conditionnel aux autorisations ", termine M. David, rappelant que la compagnie poursuit les discussions avec les habitants de l'Anse-à-Pelletier en vue d'une entente en ce qui concerne le transport dans leur secteur.
Llevesque@lequotidien.com