Chantale Potvin, de Roberval, sera en vedette lors de l'émission Deuxième chance, le 4 mars.

À la recherche de sa professeure de 2e année

La Robervaloise Chantale Potvin tente de retrouver son enseignante de la deuxième année du primaire qui, selon elle, a fait tourner le vent de son existence.
Par le biais de l'émission Deuxième chance qui sera diffusée le 4 mars, à 20 h, à Radio-Canada, l'auteure et enseignante sera sur la piste de Colette Saulnier.
Victime d'intimidation durant son enfance, Chantale Potvin ne l'a pas eu facile. Elle était différente des autres. Une immense tache de naissance couvrait une partie de son visage. 
Alors enseignante à l'école primaire Notre-Dame de Roberval, Mme Saulnier s'est servi des forces académiques de Chantale Potvin pour les mettre au profit de ses camarades d'école.
« Cette femme-là était avant-gardiste. C'était au milieu des années 70. Elle m'a installée en avant de la classe, face aux autres en disant aux élèves que je serais la ressource pour les aider en cas de difficulté. J'en étais déjà à mes premières heures d'enseignement », témoigne Mme Potvin. 
« Dans la cour d'école, de fil en aiguille, les autres ne s'attardaient plus à ma différence, mais plutôt à mon expérience dans la classe. Elle m'a donné une confiance que je n'aurais peut-être jamais pu acquérir », poursuit-elle.
L'auteure et enseignante a soumis sa candidature afin de remercier cette personne qui a marqué sa vie il y a près d'un an, à la suite d'un appel à tous lancé par les animateurs Marina Orsini et Patrick Lagacé. Les gens du public avaient aussi l'option de présenter leur candidature afin de faire des excuses à une personne qu'ils avaient blessée par le passé.
Le dénouement le 4 mars
Réalisé dans cinq endroits différents, le tournage s'est échelonné sur une période de trois mois. Est-ce que Mme Potvin retrouvera celle qui a marqué sa jeunesse ? La réponse, le 4 mars. 
« Je ne peux pas dévoiler la conclusion de mes recherches. Mais ce geste-là, je l'ai fait dans mon coeur. Une fois dans leur vie, tous les gens devraient se permettre de faire un retour en arrière, de penser à quelqu'un qui a fait une différence et de remercier cette personne », termine Chantale Potvin.